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 Burn the Doll [PV Candy & Camille]

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MessageSujet: Burn the Doll [PV Candy & Camille]   Mer 9 Fév - 10:19

«Caché au coin du feu,
Le visage dans les mains,
Les yeux percés et la jambe craquée,
La poupée humaine veut à nouveau s'amuser ...»

    Que pouvait-il se passé ? Les yeux fermés et les bras croisés, Jun n'osait pas regardé dehors. De peur que les miroirs soit encore là. Même s'il venait juste de passé un pacte avec Alice. Intérieurement, il n'avait pas réellement cru à ce qui c'était passé comme une illusion de son esprit. Doucement, le silence se fit. Le bruit de la guerre disparaissait dehors, comme dedans, dans la tête du jeune homme. Il ouvrit les yeux, plus rien. Une salle d'hôpital désaffectée, il y avait deux lits, le sien et un autre. Les deux lits avaient des sangles à chaque coin.Un plateau en métal ensanglanté d'un sang sec avec un scalpel et une pince, les deux ensanglantés aussi. Au mur, on pouvait voir des traces rouges passives avec des longues coulures. Jun suffoquait, il respirait de plus en plus vite puis il se stoppa net. Ses yeux étaient sortaient de leurs orbites. Il se calma, souffla et s'assit enfin sur le lit. Il se leva. Il regarda au plafond et cria, un miroir. Il s'attendait à voir son reflet horrible mais il vit juste le visage de son meilleur ami. Qu'était-il arrivée ? A oui, encore une fois, il se souvenait du pacte avec la jeune fille. Il regarda ses pieds et les bougea, être dans un autre corps lui faisait une sensation étrange. Au sol, une hache traîné, il la prit par réflexe. On ne savait jamais ce qui pouvait se passé et Jun était désormais plus prudent que la prudence elle-même. Il entendit ensuite un sifflement qui le fit sursauté, seulement un acouphène mais cela avait suffit pour le surprendre. Il se leva et regarda encore une fois la pièce. Il se tourna, une porte avec une petite fenêtre donnant sur le couloir était devant lui à distance raisonnable, il s'approcha et vit une tête de fantôme, d'une blancheur et d'une lueur extrême, il bondit en arrière, c'était une petite fille avec la bouche coupé aux extrémités, le liquide rouge lui coulait des lèvres et son regard froid, perçant et inquisiteur lui fit tellement froid dans le dos. La fille partit tout aussitôt continuant sa course dans le couloir pour disparaître dans la pénombre. Jun recula à même le sol.

    Après un nouveau cours moment, il se décida enfin à sortir. Le couloir s'étendait à perte de vue. A gauche l'on pouvait clairement distingué une petite zone d'accueil avec des sièges pour les gens rendant habituellement visite aux malades et à droite quelques portes et un couloirs sans fin. Il s'approcha du comptoir sur sa gauche, un siège avec un squelette tellement décomposé qu'il n'en était plus effrayant traîné là, il avait une blouse de médecin, des lunettes et un badge. Sur le badge, l'on pouvait seulement lire un prénom étranger sûrement Asiatique et masculin.Dans un excès de folie, Jun rit aux éclats. Il semblait fou, il était apeuré. Ce dernier recula et s'asseya dans un des fauteuils et laissé échapper de légers rires de temps à autres. La démence en ces murs était horriblement inquiétante.


    ~ No Worried, You're my Doll, Your eyes are burst and your leg is break.

    Des paroles d'une voix inconnue raisonné dans sa tête. C'était sinistre. Qu'était-ce ? Il se retourna d'un coup sec et la petite fille qui était là précédemment le fixé à nouveau au bout du couloir avec son aura blanche. Elle se retourna puis partit. Au sol, elle avait laissé un ruban marqué, la marque sur le ruban était celle d'un œil, il était si réaliste qu'on aurait dit une photo. Jun accourra, le ramassa et l'observa. Il finit par le mettre dans sa poche. Il revint à nouveau sur ses pas et commença son exploration du bâtiment. Au mur, il avait fini par trouvé un plan. Ensuite, un cri strident dans les couloir l'avait poussé à se caché dans un cagibi. Il suait à grosse goutte, cela lui avait rappelé les cris des hommes morts à la guerre. Il s'asseya les genoux fléchis et les mains dessus. La porte s'ouvrit enfin sur une demoiselle qui lui était inconnu. Qui était-elle ?
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MessageSujet: Re: Burn the Doll [PV Candy & Camille]   Jeu 10 Fév - 9:19

Après une longue réflexion, Camille s'était souvenu d'un endroit... Elle se rappelait y avoir joué, avec sa soeur, de temps à autre... Mais... Tout ce qui remontait à la surface était flou, très flou.
Tout ce qu'elle pouvait dire, c'est que les murs étaient toujours blanc, et d'une simplicité morbide. Aussi, les deux gamines étaient toujours seules. Ils ne survenait jamais personne...
Dumoins, personne de "réel". Car, si elle se souvenait bien... Il y avait d'autres enfants... Mais elle n'avait jamais réussi à percevoir leurs auras...

Des fantômes, des hallucinations... Appelons-les comme bon nous semble...
Car, eux, ne se préoccupent que très peu de notre existence. Après tout, qui de nous ou d'eux est réel ? Si ça se trouve, ils ne nous prennent que pour des pantins, des créatures de l'ombre, des êtres d'un autre monde, des visages familiers...

On ne peut jamais connaitre le jugement des autres. On ne pourra jamais connaitre la vérité absolue. Nous aurons toujours tort au moins sur un point, et ça, il faut l'accepter sans rechigner. Après tout, l'être à la connaissance absolu doit bien être le plus malheureux.
Nous avons été crée avec notre part d'hypocrisie, de naïveté et d'ignorance. Acceptons-nous comme nous sommes. Montrons-nous comme les meilleurs.
Comme des être parfaits.

En tous cas, Camille, toujours sûre d'elle, venait de franchir la porte de ce grand bâtiment délabré... Pour elle, tout était des plus évident : les murs blancs, la solitude, les apparitions...
Oui, c'était bien avec ce cadavre que s'étaient amusées les deux fillettes, la première fois qu'elles avaient visité le lieu.
Non. Camille s'était amusée : à apeurer sa soeur, bien évidemment. Quelle chochotte celle-là ! Elle se mettait toujours à couiner pour un rien... Mais, heureusement, elle savait fini par s'accoutumer aux bruits suspects de l'ancien asile...

Sortant de ma nostalgie, je m'aperçus enfin d'une présence tierce. Et laissais échapper un rire sardonique, en observant l'être... Qui ne semblait pas un des plus sains...
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MessageSujet: Re: Burn the Doll [PV Candy & Camille]   Mar 15 Fév - 4:35

« On dit que la nuit porte conseil … Et si la nuit était omniprésente, porterait-elle toujours autant conseil ? Hum … C'est à voir … la réflexion est sûrement méritée. »

Des pas de velours, une démarche gracieuse, lente, discrète. La nuit, noire, ou peut-être autre chose ? Était-ce l'obscurité ? Il faisait noir, c'était tout. On ne savait pas d'où ça venait et pourquoi c'était là. Hallucination ? Peut-être bien. En même temps, l'esprit de Candy était plus que perturbé. Le chocolat ? Non, non, c'était autre chose. La gourmandise l'avait quittée l'espace d'un instant, laissant place à un autre sentiment. Une sensation différente. Proche de l'euphorie constante, des sourires joyeux et plus que fous, de la démence, tout simplement. Comment était-ce arrivé en elle ? Excellente question … L'asile ? Sûrement. Que faisait-elle ici, déjà ? Nouvelle expérience, envie de jeu ? Désir de sensations ? Hum … excellente question …

La demoiselle était joueuse … Ou peut-être un peu trop folle ?

Qu'était-ce, déjà ? La folie ne mord pas ? Que dis-je, que suis-je en train de raconter ? Candy, Candy, que fais-tu ici ? À cette question, la gourmandise aurait bien répondu qu'elle ne fait que marcher, à chercher une chose à faire … un délire à ressentir, sûrement. Pourquoi n'avait-elle pas l'air sûre de ce qu'elle commettait ? Peut-être était-ce l'habitude d'être incertaine qui la tiraillait. Oh, méchante, vilaine, pourquoi tentes-tu de semer le trouble dans son esprit ? Ne voulant pas réellement savoir, la brunette décida d'enfourner une sucette en chocolat entre ses lèvres et de continuer son chemin, insouciante. Les enfantillages, à ce jour, ne l'avaient pas encore tuées alors … cela n'était pas encore le moment. C'était le chocolat qui l'avait brisée. Pourtant, il trainait toujours un peu de ce met particulier dans ses mains, dans ses poches, dans sa bouche. Pourquoi, Candy ? Ne sommes-nous pas censés haïr notre meurtrier ? Non, non, elle ne le pensait pas. Le meurtrier, pour l'avoir amenée ici, dans un endroit magique et plein de folie, était un être respectable. Ou peut-être était-ce dû à son pouvoir qu'elle s'était résolue à conserver sa folie pour le chocolat ? … Excellente question.

Continuant de se balader dans l'asile, la jeune fille semblait très à l'aise, parmi les cris désemparés et terrifiants qui l'entouraient. Les fantômes s'étaient réveillés et semaient la panique dans tout l'hôpital. La cacophonie qu'ils avaient décidé de mettre en œuvre était délicieuse, aux oreilles de la belle, qui ne semblait même pas se rendre compte du fait qu'elle trainait dans un endroit dingue. La peur ne l'avait pas mordue une seule fois. Le doute, oui, mais le chocolat la calmait. Concentrée dans la dégustation de sa gourmandise, elle n'avait pas vu le temps passer et les cris autour d'elle ne l'avaient même pas affectée. C'est à peine si elle en demandait plus, dans un excès de masochisme incontrôlé.

Et là … BLAF, tu n'es plus si certaine de ce que tu disais. Non, tu n'es jamais si sûre de toi quand, d'un coup, par le plus grand des hasard – ou le plus grand des délires, comme vous le sentez –, un être se positionne juste devant toi, à sourire. Son regard, vide, sans yeux, te bloque, il te dérange. Tu voudrais bousculer ce petit être mais son minois de gamin, avec des larmes et un sourire, te donne envie de lui … Non, non, tu ne lui donneras pas ton chocolat. Il est à toi et égoïste comme tu l'es, tu le regretterais.

Haussant simplement les épaules, comme pour transmettre son habituel je-m'en-foutisme, Candy tenta de dégager le petit être d'un signe du regard. L'effet fut inverse. Le gosse se rapprocha, se mettant à rire dans un accès de folie. L'asile n'était peut-être pas si banal, après tout ? Candy, Candy, Candy, dans quel délire t'es-tu encore laissée aller ? L'enfant continuait de rire, s'approchant toujours plus, réduisant la proximité qu'il y avait entre eux. La brunette ne recula pas, de peur de heurter un être encore plus terrifiant. Sa réaction fut alors un cri strident, parsemé de notes de terreur. Elle lui hurlait de dégager, chose qu'il fit très vite lorsque sa voix perça les alentours. Se calmant rapidement après cela, la jeune femme regardait autour d'elle. Il n'y avait plus rien. Non, tout ce qui venait d'arriver n'était qu'un … un rêve … Ou un cauchemar … Douleur, terreur, horreur, frayeur … Bienvenue à l'asile, Candy. Bienvenue …

Reprenant sa marche lente, avec un air plutôt méfiant, son chocolat craquant entre ses dents à un rythme plus rapide qu'à son arrivée, Candy semblait apeurée, prête à prendre rapidement ses jambes à son cou. En tentant de se calmer, la demoiselle se mit rapidement en proie à la folie pure, se laissant bercer par cette sensation de n'avoir peur de rien, d'être amusée par ce qui est censé terrifier et d'aimer l'horreur sur le visage des gens. Candy devint rapidement faible par rapport à ce qui lui arrivait, n'essayant pas d'y remédier, allant de l'avant.

Des cris, dans le lointain, l'attirèrent. Des cris d'homme, des pas saccadés, une course ? Sûrement. Suivant l'origine de ce bruit étrange, la jeune femme finit par arriver près d'une porte. Un cagibi ? Peut-être bien. Ouvrant la porte de celui-ci, elle eut la délicieuse surprise de tomber sur un homme, presque trempé de sueur, dévoré par la peur. Un sourire aux lèvres, elle chercha à se noyer dans ses prunelles qui rejetaient l'horreur qu'il ressentait. D'une voix douce, aux accents totalement fous, la demoiselle prit la parole.

    Bonjour toi !


Sa main se tendit, alors que ses jambes l'amenaient près du sol, la mettant assise sur les genoux. Elle le regardait, toujours aussi souriante, perdue dans la démence. N'avait-elle pas l'air terrifiante ? Non, non, plutôt rassurante … une folle faite de chair et d'os, n'était-ce pas merveilleux ? La main qu'elle avait tendue caressa la joue de l'inconnu, sa voix renaissant parmi le brouhaha fantomatique qui l'entourait.

    Tu as l'air terrifié … complètement perdu … Les fantômes ? Ce sont eux, qui te terrifient ? Allez, viens, il est temps de se déplacer, il ne faut pas rester là, encore moins tout seul. À deux, ce sera déjà mieux.


Se relevant avec grâce, la jeune femme attendit qu'il la suive, prête à s'aventurer parmi la folie, et d'y sombrer entièrement.
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MessageSujet: Re: Burn the Doll [PV Candy & Camille]   Mar 22 Fév - 10:21

    Le son d'une douce voix venait d'atteindre ses oreilles, étrangement, ce même son avait goût sucré, chocolaté pour être plus précis. Comment un son pouvait-il avoir un goût ? Nul ne le sait mais ce bruit lui rappelé sans conteste le chocolat. Jun sentit au même moment sur sa joue la caresse de la douce demoiselle qui venait de l'approcher. Il était terrorisé mais réconforté au même moment de savoir qu'elle n'était pas un monstre. D'apparence tout du moins. Elle proposa au jeune homme de l'accompagner. Malgré sa méfiance, il se leva doucement en fixant la femme devant lui avec beaucoup d'intérêts et de précaution, encore plus. Il sortit du placard. Il regarda autour d'eux si aucun être "surnaturel" ne se caché là.

    - Vous ... n'avez pas peur de ces fantômes ? Ils sont horribles. Il y en a un qui me persécute alors que je viens seulement d'arriver ici. Où sommes-nous exactement ? C'est une jeune demoiselle qui m'a conduit ici, mais je ne comprends pas vraiment quel est ce lieu !

    Il se tut ensuite, il commença à marcher. La demoiselle venait de lui répondre mais n'avez rien dit lui. Le silence était serein. Ce n'était pas comme avant.

    Il marcha et marcha encore pour marcher toujours plus. Chaque seconde devenait pesante. Pourquoi ? Ce n'était pas la demoiselle. Que se passait-il ? Au bout du couloir, doucement, une lueur apparu. Encore elle. Tout en le fixant du regard, elle déposa une lettre sur le sol. Elle se retourna, dans son dos, il vit une chose qu'il n'avait pas vu auparavant. Sa robe, au niveau de sa colonne vertébrale, était maculée de sang. Elle était effrayante. Jun tremblait, son regard était fixe. Il était pétrifié de terreur. Ce devait être elle qui pesait dans l'atmosphère, son regard vide et plein de haine à la fois, son sourire immonde ensanglanté, sa démarche d'une princesse aussi dangereuse qu'un démon. Que voulait-elle. Comme précédemment, une voix résonna dans sa tête, la même personne mais pas les mêmes paroles.

    - Your eyes are burst and your leg is break but you're my doll, I would like play with you. Can I cut you again ? Yes, certainly ! *rire sinistre*

    Pourquoi cette voix lui parlait-elle ? Cela devait être la jeune "princesse". La voix était celle d'une jeune fille de 10 ans tout au plus. Oui, c'était elle. Forcément. Elle voulait du mal à Jun. Une fois de plus, il était impossible pour lui de ne pas se poser la question existentielle :
    Pourquoi ? Pourquoi tout ça ? Jun se tourna vers son accompagnatrice.

    - Je n'ai pas rêvé, elle était là ! Tu l'a vu. Dis moi que tu l'as vu !


    Il courut ensuite en direction de la lettre pour la ramasser en trombe et se relevé pour revenir vers son "amie". La terreur qu'elle avait crée en lui n'était pas seule. Elle avait aussi introduit dans sa personne le sentiment d'une morbide obsession pour elle. Il devait savoir qui elle était. Il ouvrit la lettre avec hésitation, sur le papier, il n'y avait qu'une phrase écrite avec une signature en bas à droite : "Tu m'appartiens !" et " ~ De ta douce Anna ".
    Jun rangea la lettre dans sa poche. Il resta de marbre. Il se tourna ensuite vers la dame qui l'accompagné pour changer de sujet :

    - En fait, je ne sais même pas comment tu t'appelles ! C'est quoi ton petit nom ? Moi c'est Jun. Désolé, je ne sais pas qui elle est, elle m'observe depuis que je suis là.

    Il s'assit ensuite sur le banc qui se trouvé pas très loin. Il sourit ensuite à la demoiselle. Dans Quel lieu de fou venait-il d'atterrir ?
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MessageSujet: Re: Burn the Doll [PV Candy & Camille]   Mar 22 Fév - 11:37

Une jeune femme arriva, et s'adressa à l'inconnu d'une manière totalement décontractée, sans même m'apercevoir... Hé ! C'est mon étranger ! Je l'ai vu avant ! Mais tout ce que je pouvais bien penser n'y faisait rien. Oh, et puis après tout, je pouvais très bien profiter du fait qu'ils ne s'étaient pas encore aperçu de ma présence. J'allais être voyeuriste, avec un peu de chance, leur rencontre se terminerait mal.
Je ne croyais pa si bien dire. La demoiselle s'accroupit alors face à l'apeuré, laissant sa main s'approcher de son visage puéril, pour la frôler. Ouais, elle, elle était bien de Wonderland. Tout dans son regard et son comportement démontrait qu'elle était folle à lier. Une personne adorable, par conséquent.

Elle s'adressa de nouveau à l'autre, puis se leva, l'entrainant je-ne-sais-où... Savait-elle elle même où elle allait ? J'en doute... Dans le fond, c'était peut-être l'endroit qui la perturbait de la sorte. Qui sait ?

Lui, se laissait faire. Comme un chien, docile. Il devait prendre cette fille pour une solution tombée du Ciel, un peu de réconfort.
Je les suivais, sans faire preuve de la moindre discrétion. Après tout, qu'importe s'ils détectaient ma présence ou pas. Ca ne changerait rien dans ce lieu où tout semble si surnaturel... Comme si nou n'étions nous aussi que des spectres...

Moi, si je les distinguais, c'était uniquement grâce à mon pouvoir.
Les morts n'ont plus de sentiment.

Le garçonnet - car pour moi il avait bien le comportement d'un marmot - se mit à déblatérer des paroles inutiles. Cela devait le rassurer de dialoguer avec la demoiselle... Mais le meilleur moyen n'aurait-il pas été d'ignorer le milieu ? Pourquoi parler de ses craintes ?

Et, dans un silence nouveau, les couloirs s'enchainèrent, avec toujours cette même blancheur salie... J'observais les alentours, ne voyant pas tellement l'originalité de cette situation rébarbative. Pfff...

Une voix de gamine me sortit de mes pensées. Encore un fantôme ? Ralala... Pourquoi j'étais venue ici, moi ? Pourquoi j'avais suivit ces deux créatures apeurées ? Chacune à sa manière, évidemment. L'un paniquait, débiter des paroles sans queue ni tête, alors que l'autre se contentai de resserer sa machoire autour d'une confiserie, écarquillant ses yeux cernés...
Si différents dans leur folie...

Ah, bah tiens, il pensait enfin aux présentations. Profitant de la situation, je m'avançais avant que celle aux cheveux bruns n'ai le temps de répondre. D'un air nonchalant, je la poussais très légérement sur le côté, et serrait la main du pâle aux cheveux bleu nuit.

"Camille Jackbird, enchantée. Ou presque."
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MessageSujet: Re: Burn the Doll [PV Candy & Camille]   Jeu 24 Fév - 15:22

« Certains n'ont soit jamais apprit la politesse, soit, ils l'ont oubliée. Et quand celle-ci manque à l'appel, le Chocolat, habituellement si doux, si agréable, devient très vite des plus amers … »

Dos à lui, Candy attendit qu'il se lève et la rejoigne, prête à partir. La folie alentour ne semblait plus tellement l'atteindre, tant elle s'était déjà faite dévorer par celle-ci. N'ayant pas eu l'envie de riposter, la demoiselle s'était totalement laissée faire et son nouveau comportement semblait … gentil, malgré qu'il pouvait faire « peur ». Peur … Hum … tout dépendait de la personne concernée, n'est-ce pas ? Oh, il fallait attendre, car pour l'instant, rien ne semblait ébranler son calme ou sa douceur. Puis il parla, toujours aussi inquiet. Il paraissait perdu, apeuré par la situation, tout le contraire de Candy. D'un air las, elle répondit, d'une voix toujours aussi agréable.

    — Peur ? D'eux ? Non, non. ~ Il suffit d'imaginer qu'ils ont une bonne grosse tâche de chocolat sur le visage et tout est réglé ! Enfin, après, nous n'avons pas vu les mêmes choses, alors je ne peux pas te comprendre.


Elle sourit, le suivant en ayant le même rythme, ne ressentant même pas la moindre peur, se contentant de regarder alentour. Il n'y avait rien … à part toujours cette démence qui trainait dans les airs, servant de bande-sonore mais aussi d'atmosphère terrifiante, transformant cette simple balade en un merveilleux film d'horreur. Candy ne s'y sentait absolument pas mal, continuant d'avancer, lentement. Un être passa par là, sans bruit, les regardant en souriant. « Greedy » la regarda en arquant un sourcil, ne se souciant pas réellement de sa présence, haussant les épaules. Il se retourna vers elle, complètement affolé, alors que celle-ci semblait s'en moquer comme si rien n'arrivait. Pas même la longue tâche de sang ne l'attirait.

    — Je l'ai vue. Je l'ai vue. Je ne suis pas encore aveugle. La petite fille qui vient de te faire peur était là, devant nous.


Regardant encore alentour, Candy vit le « peureux » courir vers une lettre, la ramassant, finissant par revenir vers elle, se mettant à la lire silencieusement. La terreur se voyait sur son visage. La demoiselle semblait toujours, quant à elle, impénétrable, n'ayant absolument pas peur de ce qui pouvait se passer, continuant de mordiller son chocolat avec autant de lassitude. Les fantômes ne l'avaient jamais trop surprise, encore moins lorsque sa balade l'amenait dans ce superbe asile de fous. Pourquoi flippait-il autant ? Candy n'aurait pas su le dire, sa seule préoccupation étant de ne pas perdre son chocolat. Ni de le perdre lui en chemin, bien évidemment, la peur étant une chose externe à cet objectif.

Le mystérieux jeune homme reprit la parole, s'immisçant de nouveau dans la cacophonie générée par les cris des fantômes, qu'elle était peut-être la seule à entendre et auxquels elle répondait par de grands sourires amusés, comme une gamine que l'on ferait rire avec des grimaces. Peut-être que parler le berçait ? Cela devait sûrement le sortir de sa stupeur, malgré qu'il semblait nager dedans avec angoisse, rendant le jeu encore plus drôle.

Mais ce ne fut pas tout … non, non, une chose vint encore perturber l'amusement. Une chose … ou plutôt une personne. Oui, une jeune demoiselle. Une elfe, vu ses oreilles. Mais elle n'était pas plus intéressante que ça, Candy n'en avait absolument rien à faire. Son avis changea très vite quand celle-ci se permit de parler avant elle – chose qu'il ne fallait pas faire – mais surtout de la pousser … pour prendre la main de Jun. « Greedy » ne se prit pas longtemps la tête, lançant un regard noir à la miss, lui balançant du chocolat dans les cheveux.

    — On ne t'a pas apprit que la politesse était maitresse de toutes les rencontres ?


Entre ses lèvres, Candy retint un « grognasse … », se contentant de rester toujours aussi froide, quasiment méchante, son humeur ayant changé une fois que la demoiselle avait commencé à faire ce genre de choses. Secouant la tête pour reposer son regard sur Jun, elle sourit, rassurante, montrant une versatilité qui n'avait vu le jour qu'ici et mourrait une fois que le bonbon serait sorti.

    — Outre les informations inutiles qu'elle nous a données, je suis Candy. Une « sucrerie » qui s'est légèrement … perdue ? ici. Et je ne me sens pas mal pour autant, mais tu as dû le comprendre rapidement.


Tirant doucement la langue à Camille, personne dont elle ne trouvait pas l'utilité quelque part, Candy finit par la dégager d'un geste plutôt délicat, rancunière. Haussant les épaules, elle se retourna, un fantôme s'approchant d'eux. La gamine, encore. La sucrerie regarda l'enfant puis sourit, allant à sa rencontre, s'abaissant près d'elle.

    — Alors, ma puce, qu'est-ce qui ne va pas ?


La petite fille la regarda puis se mit à lever le bras, montrant Jun. Timidement, mais avec une voix qui aurait fait peur à bien des gens, elle s'exprima dans l'oreille de Candy, y lâchant juste son explication. La raison pour laquelle elle était là, à le poursuivre ? Il semblait ressembler à quelqu'un. Enfin, c'est ce que la petite fille disait. Le bonbon fit mine de lui caresser la joue puis se releva.

    — Et que lui veux-tu, à ce cher Jun ? Tu lui fais peur, très chère … Il faudrait te montrer moins mystérieuse et te laisser aller vers lui, tu ne crois pas ?


La gamine secoua la tête et disparut dans un nuage blanc, sans rien dire, pas même un petit rire. Candy se releva, un sourire aux lèvres, comme si rien n'était arrivé.

    — Bref, c'est bien de tous être là mais … il faudrait peut-être sortir, non ? Si vous ne voulez pas vous faire mordre, autant partir maintenant, n'est-ce pas ? ~


« Greedy » restait là, à les regarder, reprenant un morceau de chocolat qu'elle commença à mordiller, avec un délice sans fin. Il était surprenant de voir à quel point la demoiselle appréciait ce met. Elle ne pouvait peut-être pas s'en passer. Au point qu'elle était morte pour lui. Vous y croyez ? Enfin bref. De nouveaux bruits de pas se manifestèrent, mais rien ne semblait apparaître, cette fois-ci. Candy haussa les épaules, toujours aussi semblable, regardant au loin.

    — Allez, montres-toi, qu'on en finisse … murmura-t-elle de manière inaudible, de sorte à ce que personne ne l'entende. D'ailleurs, avec son intonation, personne ne l'aurait entendue. Ah, et ne vous méprenez pas, Candy n'avait pas peur, elle voulait juste partir d'ici … pour grignoter ailleurs.
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MessageSujet: Re: Burn the Doll [PV Candy & Camille]   Dim 6 Mar - 3:13

    L'obsession que Jun avait pour la demoiselle se changeait, peu à peu, après tout les états de chocs différents. La seule chose, nouvelle et douce, était de la haine. Une haine familière, agréable. Comme la sensation de revivre ses moments passés. Sa vie sur Terre occupée à abattre des troubles-fêtes, censés être ses alliés. Tout casser pour reconstruire. Quel idéologie étrange, mais tellement puissante. C'est ce qu'avait subit le jeune homme durant tant d'années. Des années passées à souffrir d'un visage mutilé par des hauts-gradés de la faction adverse. Une bataille que jamais il n'oublierait, jamais. Une bataille terrible et infâme. Douleur et trahison, ces deux mots étaient son lot de vie quotidien. Tout cela à cause des apparences. Cela semblait si égoïste de sa part. Pourtant, ce bougre là n'était en rien volage, égocentrique ou encore imbus de sa personne, il était peut-être même moins narcissique que tous les gens qu'il pourrait croisé ici. Mais personne, ne pourrait supporter de voir sur son visage un démon, un macchabée, un homme défiguré non pas par le temps, mais par la main de l'Homme elle même, pour d'inutiles informations. La rage bouillonnait autant que la colère croissait. Satan lui-même, le tentateur de ce vice, s'en retournerait dans les enfers avec un tel disciple.

    Les pas de l'espiègle demoiselle, du mauvais génie résonnaient comme un marteau dans une forge, comme le battement d'un cœur dans le corps. Un rythme saccadé, comme un jeu, un jeu de notre enfance, comme si cette fillette sautait. La marelle. Jouait-elle à la marelle en ce même instant ? Qui pourrait le savoir ? Jun, lui, n'en saurait rien jusqu'à ce que trépas s'ensuive, pour ainsi dire jamais. Doucement, elle arriva, en sautillant, dans le fond du couloir, un amas blanc. Comme si linceul, léger comme la brise, la recouvrait et l'enveloppait avec une précision infinie. Elle chantonnait une chanson, une poupée abîmée à l'effigie de Jun à la main, doucement mais trop rapide à la fois :

    " Your eyes are burst ...
    Your leg are break ...
    But You and me ...
    It is eternal ~ "


    Le volcan entra en éruption, il sortit l'arme qu'il avait ramassé à son arrivée. La brandit et fonça, dans une folie jaillissante, sur la demoiselle. Bien qu'il passa au travers. Elle hurla, la tête vers le ciel, la vue d'un ciel interrompu par un plafond opaque fait d'un bois travaillé. Elle disparu, sûrement, elle ne supporta la rébellion du jeune homme. Empêchant donc leur "éternel lien". Elle avait compris qu'à un onques moment, Jun accepterait de subir ses intempestives apparitions et son humeur de flamme massacrante. Ce dernier tomba au sol, sur les genoux, lâchant sa hache. Un sourire long sur son visage, devint peu à peu, un rire sinistre résonnant dans la vieille bâtisse semblable à une grotte. Il finit enfin par murmurer pour lui-même comme pour ceux qui pouvait l'entendre :

    " Enfin ... Enfin cette raclure est partie ! "


    Après quelques longues secondes de silence, il se leva passa la main dans ses cheveux et se retourna, l'air de rien, quel étrange personnage il était, il avait repris la conversation comme s'il ne s'était rien passé. Cela devait-être sa folie à lui, sa manière à lui d'agir comme un fou. Changer d'humeur en quelques secondes tout comme il peut changer d'avis, d'opinion sur quelqu'un. C'était le moins qu'on pouvait dire que dire qu'il était changeant, une véritable girouette humaine :

    " Donc comme sa toi c'est Camille, et toi, Candy ! C'est mignons comme noms. "


    Il sourit. C'était les premières personnes qu'il croisait ici et il commençait à trouver ce monde assez agréable, en dépit du décor et des dangers. Il ne connaissait pas encore Camille et Candy était très drôle, même sympathique.
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MessageSujet: Re: Burn the Doll [PV Candy & Camille]   Lun 14 Mar - 8:36

Je sentis quelque-chose heurter mon crâne pour y rester collé. Comme la voix de la demoiselle résonnait dans les couloirs, je comprenais que le prjectile provenait d'elle. Du bout de deux doigts, je décollais la sucette chocolatée de ma magnifique chevelure mauve, maintenant salie par la sucrerie.
Mais je n'étais pas comme elle. Peut m'importait d'être sale, puisque je n'en demerais pas moins aussi sublime.

Je ne pris même pas la peine de me retourner. En réalité, je n'en eu pas le besoin car, revêtant le masque de la douceur, la jeune fille se présent au garçonnet. A cet instant, tenant toujours la sucrerie avec la même mine de dégoût, je la laissais tomber entre les mains de la Lunatique.

Mais cette dernière ne prêta pas attention à mon acte, et détourna les talons après m'avoir tiré la langue, preuve nouvelle de son immaturité.

Je l'observais alors, tournant le dos au bleuté. Elle s'adressais à un fantôme. Alors que l'Apeuré l'observait avec de grands yeux, je me plongeais dans un ennui profond.

Mais, Candy revint vers nous, me sortant de ma micro-sieste. Elle nous proposa de quitter les lieux...

Je suis sûre qu'elle est perdue, cette sotte.

Et... Le garçonnet aussi sembla se réveiller. Brusquement, il se précipita vers son harceleuse imaginaire. Je soupirais, lasse. Il ne restait plus qu'à espérer que ce paumé se fasse à Wonderland.
Au pire, il ferait parti de mes clients.

Il tomba à genoux et resta un certain moment le regard plongé dans le vide. Il finit enfin par se relever, et s'adressa à nous. Il semblait vouloir reprendre la conversation, mais son regard cernés et ses cheveux en bataille en dévoilait bien plus sur son état qu'il ne le voulait.

Avec un certain entrain et une hilarité sadique dans la voix, il nous complimenta sur nos prénoms. Je coupais court à toutes ces sottises.

"Je crois qu'il est vraiment tant de quitter ce lieu."
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MessageSujet: Re: Burn the Doll [PV Candy & Camille]   Mer 23 Mar - 2:35


D.ont B.e A.fraid …
« Et là, lasse de vouloir aider ou juste agir, tu regardes autour de toi. Là, lasse de les écouter parler, tu finis par te perdre … Mais pour combien de temps, encore ? »

Magnifique manège à dadas que le temps avait fait démarrer. Magnifique jeu que tout le monde contestait, merveilleux tourbillon de folie et de connerie … Pourquoi se cacher, autant tout de suite s'enfermer dans cette cage à démence et se laisser porter, non ? Candy, sans trop attendre, s'était laissée faire, totalement incontrôlable. Ici, tout n'était que psychose, autant se montrer docile et permettre à la divagation de s'immiscer dans nos esprits … Un bond, un autre, tu sautilles, tu danses sur cette mélodie terrifiante qu'est le requiem de la mort. Tu n'as pas peur, tu sens la haine et l'amertume s'envoler de ton être pour laisser place à la plus belle des aliénations. Tu n'as pas peur. Jamais.

    Regardes-les avoir … peur ? Regardes-les s'enfermer dans la rationalité. Il y en a un qui, dans l'ombre de tes pas et de tes actes, semble prendre peur. L'enfant ? Elle n'est pas méchante, seulement, tu n'arrives pas à lui faire assez plaisir pour qu'elle s'en aille. Ce n'est pas pour autant que tu t'en plains, tu continues de faire ce que tu as à faire ; partir d'ici. Vas-t-en, files, cours, le temps ne t'attendra plus … Mais qu'en as-tu à faire, du temps, finalement ? Ici, tout éternel, l'éphémère s'étant fait chasser à l'entrée de ce pays étrange qu'est Wonderland …


Elle se retourna, vite, regardant alentour. La folie la démangeait, mais ce n'était pas pour autant qu'elle résistait. Merveilleuse démence, sentiment éternel de tout contrôler sans rien contrôler … pourquoi te faire reculer ? Il n'y avait rien de plus beau que de se laisser dévorer … Un sourire aux lèvres, elle leva ses deux bras et sautilla de nouveau.

    — Elle était mignonne, mignonne, mignonne ! Quelle adorable gamine !!


Et le coup de hache, alors, l'avait-elle oublié ? Non ! Pas du tout ! Elle l'avait juste … pas vu. Exactement. Oui, perdue dans ses songes, à revoir la gamine, elle n'avait ni vu, ni écouté le jeune homme faire. Non, elle s'en était même pas mal moquée, puisque ses actes étaient portés vers ses pensées et non pas ce qui l'entourait. Complètement prise d'un élan de je-m'en-foutisme, elle avait détourné le regard et s'était préoccupée d'une chose … inconnue ? Invisible ? Oh, nul ne le savait, même sa cervelle l'avait déjà oublié. Candy était juste partie … ailleurs, le temps de se poser sur un nuage de démence.

Ses lèvres restaient arquées en un sourire radieux tandis que le calme revenait. Ce fut ses sourcils qui se modifièrent, l'un prenant la forme d'un accent circonflexe, l'autre d'un accent aigu. Elle regardait attentivement les deux êtres qui se trouvaient là. Pourquoi faisait-elle ça ? Raison inconnue. Fin du rapport. Ou presque.

    — Vous avez eu peur ? J'ai cru entendre … un … cri ? Vous ne l'avez pas entendu ? Je suis folle ? Hmm … Ça mérite réflexion.


Un cri ? Oui, quelqu'un venait de crier. Dans son subconscient. Une fille, encore une fois. Pourquoi toujours cette enfant ? C'était la plus torturée … non ? Tant pis, tant pis. Le cri, strident, retentit de nouveau dans les pensées de Candy, qui plia brutalement les genoux, se retrouvant par terre, d'un coup. Que venait-il de se passer ? Le regard vide, la sucrerie regarda autour d'elle avec un certain air gêné. Levant les yeux vers Jun, elle ne mit que peu de temps à comprendre presque entièrement ce qui venait de se passer. Il avait l'air terrifiant, sadique. Que venait-il de faire ? Pourquoi l'enfant criait ? Candy ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Ou si, mais cela vint plus tard. Et ce cri n'était pas le sien. Sa voix ne s'était pas modifiée, mais elle n'aurait jamais crié comme ça toute seule. Ses mains rejoignirent ses oreilles à la hâte, attrapant quelques mèches de cheveux au passage et les serrant avec force. Baissant la tête avec toujours autant de brutalité, la demoiselle mit du temps avant de se calmer.

Une fois le silence revenu, elle semblait différente. Méchante, peut-être. Plutôt sadique. Un sourire malsain se dessina sur ses lèvres, avant d'être joint par une merveilleuse mimique de masochisme. Effectivement, elle venait de se mordre la lèvre à sang. Pourquoi ? Personne ne saurait le dire, pas même elle-même. Tout lui semblait différent. Vraiment tout.

    — Jun … Qu'as-tu fait … à cette enfant ? Jun … Que lui as-tu fait ?!


Candy se redressa extrêmement vite, courant vers lui pour poser sa main dans ses cheveux et tirer avec fermeté. La violence était plus présente que jamais, se mélangeant à la folie avec homogénéité, chose qui aurait pu en surprendre énormément. Que se passait-il ? Que de questions, que de questions … Et si je ne révélais pas la vérité, pour une fois ? Non, ce ne serait pas drôle … Continuant de serrer, de tirer, de le violenter, en somme, Candy mit énormément de temps à sortir de ce … rêve ? De ce cauchemar ? Tout était bien plus étrange qu'elle ne l'aurait pensé. Pour la première fois depuis longtemps, la folie avait rongée la sucrerie de l'intérieur pour finir par la laisser là, seule, dans un univers étrange. Oui, la démence s'en était allé et les gestes violents de « Greedy » avaient laissé place à autre chose.

Une caresse, juste une caresse. La main posée sur sa joue, Candy lui souriait avec tendresse. Sa patte avait glissé très rapidement le long de son cuir chevelu jusque sa peau pour finalement se montrer aussi douce qu'une plume. Elle avait oublié ? Oui. La brune ne se souvenait plus de rien. Candy ne se souvenait pas de l'avoir à moitié frappé mais bien de l'avoir juste touché gentiment. Tout était bien étrange, non ?

La voix de Camille la surprit. Partir d'ici ? Oui, il était temps de partir. Vraiment temps de s'en aller. Mais Candy … n'avait pas tant que ça envie de quitter les lieux. Pourquoi ne pas visiter ? Un nouveau cri retentit dans sa tête, lui arrachant une grimace. Elle plissa les yeux et se mordit de nouveau la lèvre, absorbant de l'hémoglobine. Alors … elle avait aussi saigné ? Bon sang, que s'était-il passé, ici ?!

À trop jouer et te laisser dévorer, tu as fini par comprendre que tu ne pouvais plus être indéfiniment maitresse de toi-même. À trop regarder la démence en souriant, tu as fini par te faire attraper … et ton corps a été manipulé. Mais tu ne t'en souviens même pas … Tu ne sais plus, tu ne sais vraiment plus ce qui s'est passé. Tu n'as pas pu comprendre pourquoi car, alors que tu venais de lâcher prise, tu avais déjà tout oublié. Tourbillon amnésique ? Mais pourquoi toi et pas les autres ? Candy, Candy, avalée par la démence sans se débattre, avait été la meilleure proie de cet enfer qu'était l'asile … Pauvre chose.

La sucrerie hocha vivement la tête. Il fallait partir, maintenant. Camille avait raison. Candy se retourna, se mettant face au chemin « baigné de lumière », elle attrapa la main de Jun et tira dessus, pour l'amener jusqu'à elle. Peut-être allait-il avoir peur ? Les accès de folie de Candy étaient rares … mais tellement terrifiants … Pourtant, il ne fallait pas lui en tenir rigueur … tout n'était que versatilité et rien n'avait été différent. Jamais. Oubliez ces moments flippants que vous avez vu. Comme si ce n'était qu'un film d'horreur et que rien n'avait eu lieu. Jamais, d'accord ?

Vas-t-en, Candy. Vas-t-en … Ou le loup te mangera … de nouveau. Sans que même tu ne t'en rendes compte …

Pauvre d'elle ? Mais non. Elle allait bien, voyons. Candy n'avait jamais souffert de ses crises étranges car jamais elle ne s'en souvenait. Ses cheveux voletaient sous l'effet de ses mouvements car, encore, elle tirait sur la main de Jun pour l'inciter à sortir et en profiter pour également partir.
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MessageSujet: Re: Burn the Doll [PV Candy & Camille]   Jeu 28 Avr - 11:53

    Le démon de la Paranoïa faisait surface, enfoui depuis bien longtemps déjà dans le corps du jeune homme, il était maintenant plus que présent. La demoiselle qui lui semblait si douce et gentille, pour laquelle il avait beaucoup de compassion, n'était pour lui qu'un ennemi, une troupe adversaire qu'il fallait faire battre en retraite. L'autre, l'autre hôte qui proposer de s'échapper, n'était, elle qu'un esclave, le sous-fifre du pêché, le pêché de l'égoïsme, sans même se préoccuper de l'opinion du garçon, elle voulait le forcer à suivre son bon vouloir et s'esquiver du lieu. Jun, les yeux injectés de sang, poussa Candy et retourna sur ses pas. Il revint en courant, un objet pointu, probablement un flacon brisé par ses soins, et fonça dans la maîtresse des troupes adverses. Quel qu'était ses intentions, l'esprit perturbé, il se devait de réduire la menace à l'état de charogne, l'état de cendre, de poussière.

    ~ Pourquoi dans ce miroir, le seul reflet de moi-même est un hideux démon ?


    Avant même d'atteindre son objectif, Jun dévia, il tourna de l'œil, et s'évanouit restant fixe sur place, une seconde durant mais une seconde qui semblait avoir duré des semaines, des mois entiers. Le temps n'était pas son allié et s'il n'était pas l'allié, il était un nuisible. Tout le monde, ils étaient tous contre lui, quels misérables cafard faisaient-ils ! Tremblotant et indécis, il ne savait que faire, quel pensée choisir ? Les autres semblaient être tout-à-coup des alliés à ses yeux, mais comment était-ce possible ? Heureusement, ce sentiment ne dura qu'une fraction de seconde. Pourquoi ? Simplement qu'intérieurement, il avait choisi le fardeau qu'il porterait, ce serait celui-ci ! Une solitude constante, infinie avec comme motif le simple fait que tout doucement, et encore une fois, il avait eu l'impression de revivre le passé traumatisant qu'il avait eu. Comme un éclair, un déclic sûrement, tout cela durant le quart de seconde précédent, une douleur si intense, si profonde, si puissante qu'elle l'avait définitivement changé comme sur un coup de tête.

    ~ Pourquoi ce reflet s'est échappé, pourquoi a-t-il laissé place à une simple poupée ?


    L'électrocution psychique que venait de subir Jun l'avait comme cassé ! Il se leva, et comme hanté par l'esprit qu'il croyait avoir éradiqué, il avançait, lentement mais sûrement, un pas après l'autre les yeux fixes, ouvert et toujours plus injectés de sang. Il était devenu la poupée, le pantin qu'il ne voulait pas être. Il n'était plus indépendant, il était soumis à la volonté d'une force invisible, la paranoïa, subissant le moindre de ses désirs. Ce qu'était la jeune demoiselle fantôme, c'était cela ? Elle était non pas le démon lui-même mais son émissaire, l'annonciateur d'un chaos spirituel. Un sourire niais venait d'apparaître sur le visage du personnage. Il était à deux ou trois mètres de Candy, il la regardait fixement, obstinément avec beaucoup de prudence et de manière régulière, il tournait la tête surveillant de cette façon la deuxième demoiselles. Par terre, les éclats de verre étaient rependus et une petite flaque de ce qui semblait être un médicament liquide périmé par le temps commençait à couler et toucher les chaussures du garçon. Après avoir fixé la sucrerie, il entra dans un moment de folie, lâchant un long mais néanmoins effrayant rire frénétique raisonnant parmi les murs.

    « Ha aH Ha HA ah Ha ! Vous n'êtes réellement que des fous pour vouloir partir de ce paradis. Quoi de mieux qu'un habitat aussi parfait, la compagnie, ici semble si douce et agréable. Et vous savez quoi, mes nouveaux amis me content vos secrets, de doux savoirs agréable à mon oreille. »


    La jeune fille disparut auparavant devint visible, flottant aux côtés du fou, la main cachant sa bouche lui soufflant quelques paroles à l'esgourde. Le regard de l'homme devint mauvais, une mine renfrognée, il regarda Camille et Candy. Comme vexé contre elles, il s'approcha, les mains vides mais mimant une arme qu'il tiendrait mais qu'il ne possédait évidemment pas. Il fit un pas, un seul pas unique. Il resta de marbre, écoutant son amie, il soupira et l'air toujours aussi haineux et hostile, il abandonna quelques paroles, douce presque inaudible, juste suffisamment pour qu'elle le soit à ses comparses :

    « Je ne penses pas que quelqu'un soit aussi machiavel mais si tu me le dis, ce doit être vrai ! Il ne faut pas qu'elle recommence à être aussi désagréable aux autres. Peut-être devrais-je les aider à devenir de meilleures personnes ! Oui, c'est cela, je vais tout faire pour qu'elles puissent être aidées. »

    Il fit un second pas. Un regard souriant mais toujours plein d'une détestable appréhension. Il tira finalement les demoiselles par le bras. Elles devaient rester et apprendre à ne plus être ce qu'elles sont ... c'est tout du moins ce que disait la fantomatique enfant ...

    ~ Et la poupée se tut, après tout, le seul rôle d'un tel objet est de jouer avec sa maîtresse.


PS : Désolé du temps mis, la prochaine fois sera plus courte !
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MessageSujet: Re: Burn the Doll [PV Candy & Camille]   Sam 30 Avr - 0:52

En un instant, tout se mit à vaciller autour de moi.

La violence, la douceur, puis la haine.

Chacun eut son instant de folie. Le lieu était en train de s'emparer de ses deux poupées de chiffons. Ah, détestable impression que d'être la seule suffisemment forte !

"Bande de moutons" laissais-je échappé entre mes dents serrés.
Ma machoire était crispée, tout comme mon poing, tout comme mon être entier. C'était à mon tour d'avoir recours à la violence, mais pour m'en sortir, pour lui faire prendre conscience. Il était possédé par les esprits qui hantaient ce lieu, il s'était fait pénétré d'une aura toute particulière et un fluide mauve l'entourait, éparse et inconstant.

J'assénais un coup de poing violent au jeune homme qui retenait mon poignet gauche. Il s'affaissa, s'écroula, roula sur le côté pour finalement finir sur le dos, un sourire malsain toujours accroché aux lèvres.
Pour combien de temps encore ?

S'il ne se réveillait pas, peu m'importait.
Oui, j'étais égoïste. Je voulais sauver ma peau et je me contre-fichais bien que ces deux-là moisissent ici.

Je ne risquais même pas un regard vers la demoiselle. Je m'adressais à elle, sans me mouvoir toutefois.
"Suis-moi si tu le veux. Crève ici si tu le désires"

Et je partais dans une course folle, les souvenirs affluant vers mon esprit hébété, les souvenances d'une jeunesse bien loin, disparue au fin fond de mon âme, d'une soeur que je ne voudrai jamais revoir.

Les couloirs, toujours ces mêmes couloirs.
Des bruits de pas derrière moi.
Réels ou fictifs ?
Le psychopathe, la demoiselle ou des esprits ?

Je n'avais pas pour habitude de fuir.
Je devais l'achever.
Il m'était nuisible. Il me poursuivrait.

Je m'arrêtais et me détournais.
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MessageSujet: Re: Burn the Doll [PV Candy & Camille]   Dim 5 Juin - 8:16


Mais pourquoiiiiii … s’en faiiiiiire ? ~ Nos petiiiiiites gueeeeerres, voleroooooont en l’aiiiiiiir ~ Six pieds sous terre.

J’aurais juste aimé lui dire, lui commander, le faire taire, d’un grand coup de pied. Mais il n’y avait pas que lui, il y avait elle, aussi … Et l’un comme l’autre, je ne pouvais pas les voir. Après tout, n’avait-il pas éclaté cette pauvre enfant ? Et elle. Elle … Elle me faisait chier, je n’arrivais pas à l’encadrer. Mais pourquoi ?! Tant de haine, de démence, d’incompréhension … Tout était si étrange, ici. J’avais beau aimer l’atmosphère étrange qui pesait, ça ne m’empêchait pas d’être tout de même … stressée ? nerveuse ? gênée ? Je voulais partir, c’était tout ce qui importait.


Un premier pied se posa à terre. Puis un second. Elle marchait lentement, tentant de se faire à cette étrange situation. Réveillée de son cauchemar – ou de son rêve ? –, Candy semblait avoir oublié. Oublié ce qu’elle avait fait, ce qu’elle avait dit. Comment était-elle arrivée ici ? C’était également un mystère. Elle n’en savait rien … mais ne cherchait pas à comprendre, pas le moins du monde. Pauvre esprit d’enfant, une fois face à l’incompréhension, sa seule solution est lâche. Il n’a plus le choix. Petit poupon … dis au revoir. Au revoir à cette étrange situation.

C’était si bon. Tant de folie, tant de délires, tout était si bon. Mais tout n’a été qu’éphémère. La réalité rattrape toujours ces petits humains, pauvres petits humains … Le mur s’est rapproché. Le mur, ils l’ont cogné. Le mur les a ramenés à la réalité. Ou presque.

Je n’avais plus qu’à me taire et à les regarder faire. J’étais un pantin, face à ces atrocités. Je ne sais pas ce qui s’est passé, je ne m’en souviens plus, je ne veux plus m’en souvenir. Et eux, je ne sais pas ce qu’ils pensent. Et je m’en contrefiche. Je dois m’en aller. Courir pour arriver jusqu’à la lumière. Quoi qu’ils disent, quoi qu’ils fassent. Qu’ils s’entretuent, ça me facilitera les choses. Pourquoi ne pas s’arrêter maintenant ? Foutu rêve, il a aspiré la réalité. Mais je ne suis pas encore bloquée. Je vais finir par m’échapper. J’en suis certaine.

Et si ses idées n’étaient pas vraies ? Et si elle restait coincée là, avec des fantômes et une folie totale ? Folie qui, rappelons-le, l’avait lâchée. La sucrerie ne tenait pas à rester là, trop de démence tuait la démence. Un trop-plein tue toujours, de toute façon … L’addiction mène souvent à la haine, si elle n’est pas assez réfrénée. Il était donc temps de mettre un terme à toutes ces conneries, non ? Pas le temps de réfléchir, pas le temps de sauver, le temps de penser qu’à soi-même était arrivé. Si les autres tombent, tant pis pour eux. Course contre la mort, course mortelle ? Jusqu’au bout de son souffle, elle courra. Jusqu’à ce que ses poumons explosent. Pas le temps.

Ils peuvent mourir, je dois m’envoler. Les délires de l’autre paranoïaque commencent à faire peur, je ne veux pas me retrouver dans son cas. Pourtant, tu l’as été, petite fille … Je ne veux pas qu’il m’arrive la même chose qu’à lui. Faible être qu’il est, il n’a pas su résister à la démence. Toi non plus, pauvre enfant … Quoi qu’il arrive, je dois fuir, fuir, loin d’ici, quitte à me retrouver sous terre, autant le faire sans folie.

Ainsi naissait l’égoïsme. Il n’y avait qu’elle. Le temps courrait, de toute manière, elle n’avait pas à s’arrêter. Pas maintenant. Pas pour eux. Égoïsme … Retour du passé ? Lui était si étrange, si spécial, presque oublié. Mais il était là … et le serait à jamais. Pauvre petite fille, se retrouvant maintenant dans le torrent de ses souvenirs. Elle s’arrêta, incapable de marcher encore, de faire le pantin. Elle ne pouvait plus esquisser le moindre mouvement.

Des cris, dans ma tête, des nouveaux cris. Des cris stridents, qui martyrisent mes oreilles, mon cerveau. Ça résonne ! J’ai mal, si mal. Si seulement tout pouvait s’arrêter. Maintenant. Je ne demande rien de plus. Pourtant, il semblerait que je ne sois pas assez forte pour cela. Mes épaules sont trop petites ? Mon corps est trop faible ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je veux me barrer d’ici !! Tout de suite, tout de suite … Je n’ai plus la force d’attendre ! BARREZ-VOUS DE MA TÊTE, BORDEL DE MERDE !!

Un nouveau cri. Audible à tous, cette fois-ci. Un cri d’enfant. De fille. Pas Candy. Quelqu’un d’obscur, d’invisible. Les esprits hantaient cet hôpital, tout était bien trop énervant, ici, tout était bien trop mauvais. Néfaste influence qu’avaient les lieux sur chacun d’entre eux. Candy devenait tout d’abord surexcitée, totalement démente, qui ne contrôlait rien du tout et s’amusait en ces murs … et finissait par se retrouver à l’état d’enfant persécutée qui ne voulait que s’éloigner d’un endroit aussi terrifiant. L’autre, le mâle, devenait totalement barge, en plus de sa paranoïa, disant n’importe quoi. La nana aux cheveux violets, par contre, était étrange. Au-dessus de tout ? Non, puisqu’elle-même semblait vouloir se tirer au plus vite.

Mais ses mots. Oh, ses mots énervaient Candy. À un point peut-être trop élevé ? Un point tel … que Greedy ne sut retenir ses mots. Immobile, éloignée d’eux, elle finit par lâcher un cri, expulsant rage, peur et haine de son petit corps.

    — MAIS PUTAIN, TA GUEULE !! On est assez dans la merde comme ça ! Tu parles de crever, tout ça ! Tu ne veux pas crever ? Bah barres-toi et laisses-nous derrière ! On n’a pas besoin de toi, de toute façon ! Tu ne changes rien à la situation !


Oups ? D’un coup, Candy n’avait pas su se taire. D’ailleurs … elle disait ça car la fille aux cheveux violets … s’était retournée, pour faire face à l’atrocité des choses. Elle voulait le tuer ? Qu’elle le tue, qu’elle l’éclate, qu’elle lui fasse ce qu’elle veut, ça ne regardait qu’elle. La sucrerie quitterait les lieux avec ou sans eux. Ils ne changeaient rien à son existence.

Je courrais. Vite. J’irais très loin. Je ne les attendrais pas.

Elle courait, aussi vite que lui permettaient ses petites jambes, sans jamais s’arrêter, elle courait, du mieux qu’elle pouvait, tenter de ne pas trébucher. Enfant prisonnière. Pourtant, sa cage se briserait, elle volerait en éclats aussi vite qu’elle s’était construit tout autour de son corps.

Et là, un pas sur le sol. Un pas vers la lumière. Et un autre. L’ultime pied posé contre terre. Ou le pénultième ? Elle continua et s’extirpa enfin du lieu étrange où elle s’était perdue. Le cauchemar était terminé.

Je suis dehors … enfin.

HRP ~:
 

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MessageSujet: Re: Burn the Doll [PV Candy & Camille]   Dim 26 Juin - 23:36

    Ce bruit strident, qu'était-ce ? Oui ! C'était bien ça. Le son de la trahison, les paroles du désespoir et le simple murmure d'une enfant pourrie gâtée, la douce enfant, la dur enfant. Elle le fixait à présent, de ses yeux vides de compassion mais empli d'un plaisir maniaque, d'une volonté terrifiante de faire souffrir. Ce corps ectoplasme voletait autour de lui, passant sa main dans ses cheveux et frôlant son menton. Quel était le mérite, s'il y avait, de faire souffrir cette douce poupée, cette poupée n'étant devenu rien de plus qu'un vieux jouet ? Étrangement, sans même l'avoir compris auparavant, il le savait maintenant, ses beaux jours devant lui devenait plutôt un fardeau de survie.

    ~ Alarmant hurlement réellement agaçant dans ta tête vient raisonner petite poupée.



    Les ongles sur le visages, essayant de se déchirer la peau, de se libérer de la douleur en en provoquant une plus forte encore, il était évident, ce n'était qu'un songe, plus la douleur des griffures était intense, plus le bruit s'accroissait pour créer une souffrance plus forte encore que la précédente.

    Tout s'était tut.

    Le silence était revenu, c'était donc une punition, c'est ce qu'à ses oreilles lui murmurait la simple enfant. La punition d'avoir failli, de ne pas avoir répandu le sang des deux coupables, il voyait encore la demoiselle partir, la jolie sucrerie, il voulu lui courir après mais comme dans un rêve, elle disparut, un désir de son fantasme qu'elle soit encore là ? Ou simplement un tour des fantômes qui vivaient là ? Ce n'était pas grave, il restait l'autre. Elle pouvait encore avoir son sang à terre pour pardonner ses péchés.

    Il voulait maintenant qu'un bourreau soit là pour la remettre dans le droit chemin, mais c'était tout bonnement improbable, lui n'avait plus d'arme, ce qu'il aurait fallut dites-vous ? Un couteau ? Une arme à feu ? Une arme blanche ? Il en fut plus simple par la suite, un animal, bien sûr ! Juste le temps d'y songer que la peau de Jun se couvrait de tacheture brune et noir puis ses dents devinrent des crocs, enfin, des moustaches lui poussèrent sur le visage, des moustaches de félin. Mais ce fut tout, il était devenu bête, mi-homme, mi-animal. Un guépard en l’occurrence, ici. Il fut surpris, très surpris, si surpris que sa surprise n'en était plus ! C'était ... de la dé-surprise ! Incohérence ? Baliverne. Inexistant ? Je m'en fiches ! En tout cas, ce sentiment qu'il éprouvait à cet instant, était quelques parts entre une multitudes d'autres. Ce n'était pas du soulagement, ce n'était pas de la surprise, encore moins de la joie ou de la peine mais tout en faisait parti. Une toile troublé par tout ces insectes, l'araignée, pouvait à présent attaquer.

    ~ Petite poupée puni, ta souffrance s'est tarie, celle des autres doit s'arrêter aussi.



    Le seul moyen qui se présentait, c'était stopper la souffrance de la demoiselle, la gentille fantôme lui disait, l'autre souffrait ... Beaucoup ! Une douleur intarissable, elle ne semblait pas anéantie mais puisqu'elle le disait ! Il fallait l'arrêter. Il la regardait, doucement, avec beaucoup d'attention et d'amour dans le regard, puis froidement, il la regarda à nouveau et lui dit enfin, avec une dureté et un manque de compassion flagrant :

    « Je ne fais ça que pour ton bien, tu dois t'en douter ! ~ »

    Il fonça sur elle, mais la rata. Il réalisa, ce n'était pas un tueur, une poupée tueuse qui ne peut tuer n'est rien qu'un déchet, une poupée inutile, une ordure. Il tomba au sol, mais était content, il savait ce qu'il était : Il était paranoïaque mais ce qu'il n'était pas, un tueur, une marionnette.

    Il resta là, souffrant, ce bruit strident. Le son de la trahison, les paroles du désespoir et le simple murmure d'une enfant pourrie gâtée, la douce enfant, la dur enfant. Tout cela n'était rien, il souffrait, des heures durant de la punition, mais après cela, jamais plus, non, jamais plus il fut à son service, jamais plus, en ces murs, il ne la revue ... Non ... Jamais plus ... En fait, après cela, bien que toujours la marionnette de la paranoïa, il n'était plus la poupée de la mort, il n'était plus le jouet de l'enfant, du fantôme. Et qu'avait-il appris ? Que tout arrive, que rien ne reste, qu'il doit être lui seul maître de son destin. Et bien évidemment, qu'il doit tuer les coupables, les criminels, qu'il doit achever les pêcheurs ...

    Bien que la demoiselle n'était plus sa maîtresse, il resta le même, torturé, fou, paranoïaque avant tout.

    ~ Ta souffrance t'a suffi, Petite poupée, nous décidons de te libérer ...


P.S : Aucun Guépard ( & Panda aussi Very Happy Parce que c'est cool les Panda !) n'a été torturé durant l'écriture de ce post Wink

[The End For me Very Happy]
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