FAQFAQ  CalendrierCalendrier  AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Give me my robe, put on my crown; I have Immortal longings in me.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Give me my robe, put on my crown; I have Immortal longings in me.   Mer 1 Aoû - 14:44

Clic. Le bruit d’une clenche qui s’ouvrait. Céleste venait d’entrer dans la « Dream Factory ». Elle avait franchie la porte sans hésitation. Certains passants qui l’avaient croisée avaient tenté de l’en empêcher, de la ramener à la raison. Elle avait fait fi de leur conseil, et s’était contenté de poursuivre paisiblement sa route. Elle comprenait leurs inquiétudes, cette usine n’avait pas la meilleure réputation de Wonderland, mais elle en connaissait le directeur : fidèle à la rumeur, timbré et poliment malpoli. Cet homme lui portait tout particulièrement sur les nerfs, tout autant qu’elle lui vouait une affection inconditionnelle. Cette affection, elle l’expliquait par le fait qu’elle avait toujours confiance en lui quelque soit la situation. Elle lui tenait souvent tête sur des broutilles où ils n’étaient pas d’accord, et était apparemment l’une des rares personnes à pouvoir ouvrir une joute verbale avec le singulier individu. En un sens, elle se sentait privilégiée. Le plus étrange, de vous à moi, c’est que la demoiselle a beau l’avoir oublié au moins 100 fois, elle éprouve toujours ces mêmes sentiments mitigés à son égard.

Elle avançait sous les regards vides des employés, qui ne se demandaient même pas la raison de sa venue. La demoiselle ne semblait pourtant pas à sa place, avec sa robe hors de prix et ses talons aiguilles –avec lesquels elle avait bien du mal à marcher. Ils avaient l’habitude de croiser la brune ; elle était venue des millions de fois, et les avaient oublié tout autant de fois. Elle ne reconnaissait d’ailleurs aucun visage, et cherchait désespérément celui de son albinos.

Blackout.


Elle ouvrit les yeux et observa les alentours. Elle ne savait pas où elle était. Elle voyait des machines, des fantaisies, des couleurs à perte de vue, sans pouvoir identifier les objets en question. « Une usine ? », elle se dit alors, non sans doute. Les employés la regardaient, un air de pitié au visage. Elle s’offusqua d’être vu comme un animal perdu, et redressa ses épaules pour prendre une posture convenable. Elle s’avança dans le bâtiment, incapable de dire où elle se dirigeait, et ce qu’elle cherchait.

Elle était perdue, mais sa fierté lui forçait de ne pas l’admettre. Elle était sûre de pouvoir retrouver son chemin. Ca ne devait pas être sorcier, ou du moins elle l’espérait. Quelque chose pourtant, après quelques minutes de marche insensées, l’attira vers les étages supérieurs. Une présence qui lui semblait familière, attirante. Ce fut en suivant cette sorte de conscience inaudible qu’elle se retrouva devant la porte du Directeur. « Entrez, je ne mords pas. Enfin, sait-on jamais. » Au fur et à mesure que ses yeux parcouraient l’écriteau sur la porte, on pouvait y voir d’abord de la concentration, puis de la stupeur, et enfin du rebut face au ridicule du message. Il ne lui fallut pas longtemps avant de dresser un portrait du personnage : irresponsable, lunatique, et comique. Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’à force de retracer son caractère maintes fois perdu, elle était devenue experte dans l’art d’étudier les comportements des personnes. Les « sois » qu’elle était avant d’oublier étaient toujours identiques –à quelques détails près- aux « sois » présents. Les idées qu’elle se faisait des personnes étaient souvent proches de la réalité.

Elle décida de confirmer ses observations en poussant la porte, et en entrant dans la pièce. Elle se retrouva face à un albinos, flanqué sur son fauteuil et mâchant une sucette à la fraise.

    « Vous êtes le Directeur ? »

Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait demandé, alors qu’elle n’avait pas la moindre idée de qui elle était et ce qu’elle faisait là. Et si cet homme ne la connaissait pas, qu’allait-elle faire ? S’excuser et partir ? C’était une bien stupide idée, tout réfléchi, que de venir rendre visite au Directeur.
Revenir en haut Aller en bas
Jack L. Nightroad
+~.Newcomer.~+
+~.Newcomer.~+
avatar

Masculin Age : 22

Carte du Joueur
◊ Power: Admirer votre imagination et votre folie ~
◊ Orientation Sexuelle: Inconnu
Your Relationships:

MessageSujet: Re: Give me my robe, put on my crown; I have Immortal longings in me.   Jeu 16 Aoû - 12:40

Aaaaah son bureau ! Son cher petit bureau ! D’une taille assez modeste tout de même, pour le chef d’une usine comme celle-ci. Mais Jack s’y plaisait et il y avait tout pour le contenter. Et principalement ces avions faits avec les pages de ses derniers dossiers, aux quels il n’avait daigné jeter un coup d’œil bien sûr. Ces bolides de papiers étaient répandus dans son office. Mais surtout virevoltaient joyeusement, pendus au plafond, au gré du vent que laissait passer la fenêtre ouverte. Jack n’aimait pas son antre au début. Trop vide. Trop simple. Trop… Sérieuse. Ne trouvant guère de couleurs qui lui plaisaient pour redonner un nouveau visage à cette pièce, il décida simplement, voyant ses papiers colorés et pourtant si importants, de les accrocher pour cacher un plafond qu’il n’approuvait pas. Dans le reste de la pièce se trouvait simplement d’autres fenêtre, une armoire, une bibliothèque, un canapé, son fauteuil et enfin son bureau de bois massif.

Un meuble dont bons nombres de psychologues rêveraient d’examiner pour tester leur compétence d’analyse. Il était le reflet de la vie de travail de Jack. Voir même de son caractère. A quoi pouvait bien donc ressembler le plan de travail d’un timbré comme lui, hein ? Eh bien… Il s’agissait surtout de feuilles. De nombreuses feuilles. De trèèèèès nombreuses feuilles. Réparties en piles, qu’on associerait plus à des tours, et qui ne tenaient que par hasard. Même les lois de la gravité n’osaient défier Jack dans sa demeure. Effectivement, ce bureau ressemblait beaucoup à son habitation habituelle. Un bric-à-brac monstrueux. Sauf qu’ici, ce n’était pas briques, bois et verre, mais plutôt contrats, d’objets étranges, expériences et sucreries. Une chose était sûre : Jack ne s’entendrait jamais avec un maniaque. Jamais. Ou plutôt c’est un maniaque du désordre… C’est pour cela que l’inspiration ne lui vient que lorsqu’il est envahit de toutes parts et se retrouve obligé de travailler à cheval entre deux piles de documents… Si bien qu’on retrouve généralement tâches de peinture et de chocolat sur ses affaires.

Jack s’étira, concentré sur le prochain produit qu’il devait mettre au point. Il voulait faire évoluer son marché. Les chocolats aux goûts étranges et originaux, constitués d’ingrédients incongrus, c’était bien gentil, mais trop… simple. Il voulait quelque chose d’un peu plus loufoque, d’un peu plus… Explosif ? Oh, la bonne idée qu’il venait d’avoir! Des chocolats explosifs ! Qui se douterait une seconde que ces délicieuses douceurs peuvent faire jaillir vos entrailles en quelques secondes ? Et pourquoi ne pas rajouter un système à retardement ? Histoire de pouvoir à la fois vous débarrasser discrètement de votre moitié infidèle, et d’offrir au passant un feu d’artifice sanguinolent, lorsque vous aurez décidé de la faire exploser au milieu de la foule! Jack se félicitait déjà de cette brillante idée ! Il ne reste plus qu’à créer quelques prototypes. – Une petit minute de silence pour les pauvres qui ont du les tester… -

C’est donc à cela qu’il s’affairait lorsque des bruits de pas le ramenèrent à la réalité de son usine – qui, de vous à moi, est une réalité très relative… - Quelqu’un se rapprochait de son bureau. Etrange. Peu de personnes arrivaient jusqu’ici en un seul morceau… Et les employés étaient en général trop occupés à tenter de survivre à ses testes ou ses machines. Un inconnu perdu ? Ou bien une connaissance ? Les bruits se rapprochèrent et se changèrent peu à peu en claquement de talons. Une demoiselle ? Jack ne comprenait pas. Il fixait la porter avec intérêt, mâchonnant la même sucette depuis plusieurs heures. Il attendait l’entrée en scène de cet invité surprise. Qu’on vienne lui rendre visite était déjà improbable, alors que ce soit une frêle et sans doute charmante demoiselle qui ait fait le déplacement… Ou peut être une drag-queen ? Bien qu’il y avait trop d’aisance dans ces pas pour que ce soit un travestie. Et Jack ne connaissait qu’une demoiselle assez brave et assez inconsciente pour venir ici…

La porte s’ouvrit. Une silhouette plus que familière se dessina devant lui. Un regard ambré fixé sur lui, le détaillant. Une question, bien stupide à ses yeux, résonna dans la pièce. Il avait connu cette situation bien trop de fois. Mais comme toujours il préféra s’assurer qu’il s’agissait du même cas de figure. Il se releva doucement, fronçant les sourcils puis il secoua la tête en riant.

« Allons bon ! Pourquoi une telle question ma chère ? Vous avez pourtant tellement l’habitude de venir ici et vous continuez à me poser toujours cette même question ! »

Le regard de la demoiselle était toujours aussi sérieux. Visiblement en attente d’une réponse plus claire. Comme à chaque fois qu’elle perdait la mémoire… Il soupira longuement. Être faussement polis avec quelqu’un qui ne comprend pas que vous jouez un rôle n’a rien d’attrayant… Il décida d’abandonner ces politesses et s’approcha de la demoiselle. Il posa sa main sur sa tête, avant de frictionner vigoureusement ses cheveux, trop parfaitement coiffés, puis lui tendit un bonbon.

« La maladie aurait-elle encore frappé notre vieillarde préférée ? Te décideras-tu un jour à arrêter de perdre la mémoire simplement pour ne pas finir les costumes que je t’ai commandé ? Irrécupérable cette petite je vous jure… »

Il se baissa pour avoir son visage à autour du sien et l’observer de son iris rouge.

« Pas de blessures c’est le principal. Le ménage à été fait à un bon moment. »

Il semblait … soulagé ? Jack ? Inquiet pour autrui ? Non, non, non ! Ce n’est que votre imagination ! Je vous le garantis ! Il… Il veut juste voir ses… euh… ses commandes…ter-… terminées… ? Oui voilà ! C’est ça, c’est ça ! Il ne s’intéresse qu’à ses costumes ! Bien sûr ! C’est tout Jack ça ! Ahah ! Ah, ah…

Bref.

Il s’assit sur son fauteuil, invitant la demoiselle à prendre place sur le canapé.

« Alors, ma p’tite, je suppose qu’on veut des renseignements sur soi, sur moi, sur mes propos incohérents et tout le reste? La même chose qu’a chaque fois en fait… »
Revenir en haut Aller en bas
 

Give me my robe, put on my crown; I have Immortal longings in me.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
+°°Alice's game°°+ ::  :: Dream Factory :: Jack'Office-