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 Une coïncidence brûlante devant la fontaine. [PV Joan]

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Akira U. Matuszak
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MessageSujet: Une coïncidence brûlante devant la fontaine. [PV Joan]   Jeu 19 Juil - 6:40

    The Shimmering Fountain, un endroit qu'Akira n'a jamais vu, ni entendu quoi que ce soit dessus. Ni rumeur, ni photo ou image, ni histoire. Rien. Même pas le nom. En fait il a pu en entendre parler que très furtivement, en écoutant des gens discuter. C'est donc qu'à l'origine il devait monter vers le Snow village pour terminer une de ses missions et empocher sa somme pour enfin être tranquille quelque temps. Mais avant de s'approprier plusieurs jours de repos, il décida de passer furtivement voir la fameuse fontaine. Il n'aurait peut-être pas l'occasion une deuxième fois d'y aller pour la contempler. Pour une fois il prit une décision rapidement et il se dirigea là bas sans attendre. Quel moment de la journée ? Bah... Il venait de commencer son apéro.

    Quand le soleil se baignait dans son sang, il avait prit l'habitude d'ouvrir une bouteille. Là, il avait prit un peu de retard, mais ça n'avait que peu d'importance. Et étant donné qu'il n'avait pas toute ses affaires avec lui, il se contenta d'une simple gourde. Qu'y avait-il dedans ? Un mélange ? Non. Pour une fois c'était bien de l'alcool pur. Lequel ? Un whisky assez fort. Du bourbon exactement. Cela faisait partit des alcools qu'il aimait particulièrement. En marchant dans la neige il en prit une gorgé, ça l'aidait à le réchauffer. Plus qu'un remède de d'ardeur, l'alcool lui fit passer la promenade assez rapidement. Avant même de se rendre compte de son arrivé il avait déjà entamer la moitié de sa boisson. Il soupira. Il savait qu'il n'en aurait pas toute la soirée et ça le déprimait un peu.



« Uldiw ? »

    Une voix résonna dans sa tête. Devenait-il fou ? Il l'entendit distinctement qu'une seule fois et pourtant il avait une impression d'échos sans fin dans sa tête. Probablement parce qu'il se remémorait sans cesse la voix. Quelle était-elle ? Une hallucination probablement. Avec de l'alcool dans le sang, on a du mal à penser clairement.


« Qui ? »

… 3 … 4 5 ...

« Uldiw ... ? »

    Cette voix... Encore ? Devenait il schizophrène pour de bon ? Il se sentirait moins seul pour le coup... Mais non il ne l'était pas. Il était encore sain d'esprit, ou presque. Être alcoolique n'est pas considéré comme être normal.


« Bludnitsa ! J'dois être bourré …  »


    Il soupira en marmonnant cette phrase. Il savait qu'il avait raison. En même temps … Il s'est enfilé la moitié de sa gourde. Il mit sa main devant sa bouche pour sentir son haleine. C'est officiel, il pue l'alcool. Enfin, comme on dit... Tout est relatif. L'alcool ne sent pas mauvais forcément. Il a beau être quelqu'un de misérable, ça lui arrive de prendre des bains. Il est pauvre certes, mais ce n'est pas un clodos. Juste un alcoolique. Il poussa un nouveau soupire puis s'assit sur la première chose où il pouvait le faire, puis jeta sa tête en arrière en prenant soin d'enlever sa casquette auparavant. Il ferma les yeux un court instant, sentant son corps chanceler par manque d'équilibre. Cette sensation était agréable. Il aimait se forcer à rester droit, alors qu'il savait pertinemment qu'il ne pouvait actuellement réciter l'alphabet à l'envers, sur une jambe, un bras levé, l'autre touchant son nez.

« Hey Uldiw ! »

    Il rouvrit brusquement les yeux, cherchant autour de lui qui l'appelait. Mais qui ? Qui savait son vrai nom ? Qui osait l’appeler de la sorte ? Personne ne connait son nom … A part son père, sa mère … et … Il venait de remarquer qu'il était assit sur le rebord de la fontaine. Il se leva précipitamment, regardant son précieux couvre-chef tomber. Il se baissa lourdement pour le ramasser, puis se retourna pour regarder la dite fontaine. Enfin il l'avait trouvé, après tant de chemin et ... Déçu. Elle était … étrange. Il ne s'attendait pas à ça. La fontaine était … Comment dire … Il s'attendait, comme aux dires, à une magnifique fontaine où l'eau coule à flot, où les oiseaux chantent, où les enfants jouent, où … Enfin plein de belles choses quoi ! Alors que là... C'était différent. Elle était brisée, cassée, recouverte de lierres et de mousses. Les jets d'eau étaient faiblards, le liquide était crasseux, le fond boueux. Qui avait pu délabré cette fontaine ?

    Accablé pour son voyage inutile, il se laissa tomber contre la fontaine, ressortant sa gourde. La fontaine n'étant pas à quoi il s'attendait, il décida de se reposer quelques temps avant de se remettre en route. Il se plongea dans ses pensées comme à son habitude, buvant une ou deux gorgées de temps à autre. A quoi pensait-il à ce moment ? Rien. Quand on est saoul on ne pense à rien. Il avait juste un regard vide, rivé sur le sol.



« Co się dzieje? … Je vois trouble. »
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Joan G. Whisper
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MessageSujet: Re: Une coïncidence brûlante devant la fontaine. [PV Joan]   Jeu 26 Juil - 14:26


Une ombre, au loin. Un mirage. Quelque chose d’invisible, une lumière factice, éphémère. Un souffle court, rapide, léger, impossible à ressentir. Une silhouette fine, frêle, qui traversait la lumière, puis revenait dans l’ombre. Un souvenir, une personne que l’on voyait, mais que l’on oubliait sans même s’en rendre compte. Un être, comme les autres, mais pourtant si différent. Une femme. Des cheveux blonds, des courbes. Une demoiselle que l’on remarquait, du coin de l’œil, seulement. Quelqu’un d’inintéressant, de banal. Une tache noire sur un papier blanc. Une tache qui se mêlait aux autres, sans faire de distinction particulière. Elle était là. Elle ne disait rien, se contentant d’attendre. Mais d’attendre quoi?

Tic, tac,
Quand sonne l’heure …
Tic, tac,
Hissons nos couleurs?
Tic, tac, tic, tac …

Elle pencha un peu la tête. Ses yeux se baladaient sur chaque détail alentour. Un beau soleil, un ciel bleu. Mais qui a dit qu’il faisait chaud? Un frisson parcourut ses membres, et elle décida de bouger, à nouveau. Ainsi, elle redevenait l’ombre, chose indistincte. Ses pas la traînaient partout, mais surtout nulle part. Ce n’était pas comme si elle s’en préoccupait, après tout. Mais Wonderland North avait une réputation des plus intéressantes, au vu de ses … mh … monuments? Son cimetière, son château … Sa fontaine. Elle sourit, puis se décida enfin. Nouvelle destination acquise, plus qu’à marcher pour s’y rendre. Jusqu’ici, rien de bien compliqué.

Pourquoi là-bas, mh? Beaucoup de raisons pouvaient te pousser à t’y rendre … Mais surtout une. Les ragots, depuis toujours, couraient, du plus pauvre paysan, aux oreilles des plus nobles. Même les fossés sociaux se voyaient perturbés par les mythes et les légendes. The Shimmering Fountain, un endroit magnifique, apparemment. Ce n’était pourtant pas ce détail qui t’intéressait, toi. Oh, non, loin de là. D’après les dires, cette fontaine changeait d’apparence selon les personnes qui s’y présentaient. Difficile, à partir d’ici, de cacher ta curiosité, mh? Tu aimais voir le véritable reflet de ton cœur, voir à quel point il était sombre, bordé de geysers sanguinolents. Monstrueuse, monstrueuse … Tu te plaisais à penser que tu pouvais être un véritable monstre, une horrible créature que l’on se devait de châtier. Mais peut-être … Peut-être n’étais-tu pas … qu’une coquille sans fond, créée pour tuer? Non, tu étais bien plus, oh, oui, bien plus que cela …

Sa tête s’abaissa. S’imaginer que cette carapace pouvait être mise à nue, au fond de son cœur, lui faisait peur. Se retrouver là, au plus près de ses souffrances, sans avoir la force de les faire taire. Dans un élan de masochisme, elle se dit que cela n’était pas important, qu’au final, les conséquences seraient négligeables. Après tout, depuis très longtemps déjà, son esprit avait verrouillé son cœur, de telle sorte qu’aucune blessure n’y transparût de nouveau. Une tortue cachée dans sa coquille, en somme. Mais … Peut-être se berçait-elle de douces illusions? Se voiler la face … Oh, oui, elle connaissait tellement ce type de situations.

***

Marcher, marcher, encore et encore. Marcher, pour finir par arriver à destination. Marcher, pour assouvir cette soif de curiosité. Marcher, pour avoir le plaisir d’ouvrir les yeux et de se dire « J’ai réussi. » Marcher, pour un plaisir personnel. Plaisir qu’elle ne cachait pas le moins du monde. Sa démarche, gracieuse, agile et plutôt rapide, l’avait menée jusqu’à cet endroit. Ou, un peu plus loin, mais là n’était pas le problème. Ses lèvres s’étirèrent d’un sourire victorieux et, avant de s’approcher, elle regarda, inspecta ce qui l’entourait. Un homme. Une silhouette presque aussi frêle que la sienne, mais qui restait tout de même un sacré numéro. Il parlait seul, agissait comme s’il était … saoul? Elle retint un petit rire et, à la fin du sketch de l’inconnu, se décida à avancer.

Ce qu’elle vit fut sûrement la pire des surprises du monde. La fontaine se brisa à certains endroits, s’ébrécha à d’autres. Les lierres qui l’entouraient devinrent fades, immondes, dégageant une puanteur sans nom. L’eau, déjà plutôt laide, devint encore plus crasseuse et nauséabonde. Au milieu de ce spectacle d’horreur, cependant, trônaient quelques statues de fées aux visages tristes. L’eau prenait sa source dans leurs yeux, comme pour rappeler les larmes, la tristesse. Au départ, cette dernière était plutôt claire, voire même … potable? Mais plus le liquide s’écoulait, plus il se décolorait et prenait cette odeur putride. Elle ferma les yeux et avança un peu. Sombre, triste réalité. Comment faire face, après s’être bernée des années durant? Comment assumer cette neurasthénie, qu’elle fuyait depuis tant de temps déjà? Les yeux fermés, au moins, elle n’aurait pas à contempler ce massacre.

Pourtant, au bout de quelques minutes, ses paupières dévoilèrent de nouveaux ses prunelles améthystes. Des perles humides entamaient une longue descente le long de ses joues. Assumer. Assumer cette horrible vérité. Faire face. Elle se tourna vers l’inconnu, un sourire attristé aux lèvres. Pour une fois, cette mimique se voyait réelle, ressentie. Quelque chose de rare, qui n’en valait cependant pas de lauriers. M’enfin, pour le … roux?, peut-être était-ce mieux de la voir triste plutôt que furieuse, ou dans un autre état étrange?

    « — Je suis … désolée de faire irruption de cette manière … je … »


Ses yeux cherchèrent le sol rapidement, puis elle décida de s’éloigner légèrement de la fontaine, ce qui fit partir les odeurs désagréables. Rapidement, ses mains se posèrent sur son visage pour le cacher, comme par humilité. Ses genoux flanchèrent, elle pleurait si fort, mais si silencieusement … Son corps se voyait parcouru de spasmes. Comment cela pouvait-il être possible? Non, non, elle n’était pas aussi triste, non, il ne s’agissait que d’un rêve, tout s’arrêterait ! Il lui suffisait juste de se pincer, non?

    Et pourtant, et pourtant, ma petite … Jeanne …


Ses mains remontèrent jusqu’à ses cheveux et les enserrèrent avec une force surprenante. Ce n’était qu’un rêve, Jeanne n’existait plus. Jeanne n’avait pas rejoint Wonderland, il n’y avait que Joan ! Pas de Jeanne, pas de bûcher, pas de croyance, rien ! Juste des mythes. Des mythes oubliés, cachés au fond d’un coffre fermé à triple, quadruple tours.

    Ah, vraiment? Vraiment fermé? Pourtant … Regarde, Joan … Contemple ta sombre réalité. Assume.


Elle relâcha ses cheveux et laissa sa tête tomber, laissant sa nuque hors de contrôle. Oublier. Tenter de ne plus savoir. Tout mettre dans un songe. À jamais.

    « — Ce monde est … hideux. Et moi aussi, je suppose. »


Quand elle releva la tête, elle souriait. Étrangement, ce sourire semblait … affectueux? Tendre? Il inspirait une triste douceur, tout du moins.

N’avoir plus qu’un choix : Assumer. Quand la lumière prend le pas sur l’ombre, le seul moyen de s’y adapter, est de la regarder. Alors ouvre les yeux, Joan. Admire cette douce lumière qui illumine tes améthystes, laisse toi porter … Ou pas.
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Akira U. Matuszak
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MessageSujet: Re: Une coïncidence brûlante devant la fontaine. [PV Joan]   Mar 7 Aoû - 6:37

Расцветали яблони и груши,
Rastsvetali yabloni i grushi,
Поплыли туманы над рекой.
Poplyli tumany nad rekoĭ.
Выходила на берег Катюша,
Vykhodila na bereg Katyusha,
На высокий берег на крутой.
Na vysokiĭ bereg na krutoĭ.
Выходила на берег Катюша,
Vykhodila na bereg Katyusha,
На высокий берег на крутой.
Na vysokiĭ bereg na krutoĭ.

    Lorsqu'il releva la tête pour se décider à rentrer, une femme lui tenait compagnie. Depuis quand la petite blonde était arrivée ? Était-elle réelle, concrète, touchable, possible à atteindre ? Une femme. Combien de temps s'est écoulé depuis la dernière fois... Cette dernière fois où il avait pu effleurer du bout des doigts la gente féminine. Des lustres ? La seule femme qu'il a touché est sa mère, ou... Se croyant seul et atteint d'une tare mentale hallucinogène, il se mit à siffler cet air connu en Russie, bouteille en main. Sans la porter à ses lèvres, il faisait tourner la gourde pour voir le liquide danser. Bruissant maladroitement, il se mit petit à petit à fredonner l'air en lui donnant ainsi plus de présence et de notes agréables à entendre. Chanter ? Il le fait mal. C'est un alcoolique après tout. C'est inscrit dans les gènes. Mais ça ne l’empêcha pas de le faire.


«  Rasts-vetali… yabloni i… grushi… »


    Il acheva le premier couplet sans commencer le suivant. Un bruit lui chatouillait l'oreille, lui forçant à tourner le regard vers la demoiselle. Il haussa un sourcil d'un air incertain, ne comprenant pas la situation. Alors il écouta le son lui siffler les notes stridentes en retour à sa musique. Une sorte de… réponde. Tout en se redressant il ferma la gourde et la laissa à terre, se penchant en avant pour regarder la blondinette. Pleurs… t-elle? Il se sentit embarrassé. Elle semblait effectivement plus réelle que cette foutue voix agaçante qui l'emmerdait depuis sa première gorgée. Il se leva lourdement, ajustant sa visière, puis fit quelques pas vers elle.


«  Euh... Avez-vous un problème, belle demoiselle ? »

    Aaaah la politesse. LE TRUC qu'Akira hait par dessous tout. Ou peut-être pas. Se forcer à sourire, les phrases à rallonge, les mots de courtoisie et gna gna gna. De toute façon il n'avait pas l'intention de la ramener dans son lit. Avait-il seulement conduit une femme dans son lit en sa courte vie ? Il garda son air neutre habituel, qui mélangé à l'alcool le rendait endormis. Akira sourire ? Souhaitez vous mourir ? Il approcha timidement le bout de son index pour la toucher, sans pour autant le faire. Une autre chose qu'il hait : Le contacte. Ceci explique probablement son manque de relation charnel. Mais c'est mignon, un puceau.


« Couillon.  »

    Akira se releva tel un chien de garde pour se retourner. Encore cette voix dégueulasse. Mais casse toi ! Inutile petit rouquin. La voix ne t'entend pas dans ta tête. Ou peut-être qu'elle t'entend, mais qu'elle n'en fait pas parti. Et donc c'est un cercle vicieux sans fin. La compagnie l'entend-elle, elle ? Elle semblait si triste que le polak se demandait si au final, ce n'était pas sa faute. Ou peut-être que...


«  V-vous … pleurez ? »

45... 46 … 47…

« Tête de con
-  Pardon, vous avez dit quelque chose ? »


    Qui pouvait bien le faire chier ? Il se retourna plusieurs fois pour voir l'imposteur mais personne à part à la jeune femme était là. Ca ne pouvait être elle, parce que elle, elle devait avoir une voix douce et agréable. Alors que l'autre chieuse... Akira passa sa main sur son visage en soupirant. Il passait pour quoi là ? Déjà qu'il devait bien sentir l'alcool, pas que c'était désagréable en cette puanteur, ça n'arrangeait pas sa situation. Il fit quelque pas en rond, ses pupilles bleu pures ne quittant pas le sol crasseux. Il ne s'en rendit pas tout de suite compte mais une grosse ombre vint lui assombrir sa vue. Il se retourna brusquement, la demoiselle c'était-elle donc levée ?

«  Putain de bordel de merde … »

    Son ombre était debout, devant lui. Plus grande, plus fine, plus... sadique. Elle était toujours rattachée à ses pieds, mais n'effectuait pas les mouvements du rouquin. Instinctivement il leva la main pour la tester, et le résultat lui fit froncer un sourcil. Elle était juste la debout, le fixant avec son sourire démentiel malsain. Il voulu demander à la blonde s'il elle voyait la même chose, mais il avait déjà l'air assez con comme ça. Akira, peu sûr de lui pour le coup, déclara d'un sourire gêné.

«  Euh... D'habitude il me faut plus de bouteilles pour que mon ombre se mette à danser.  »

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Joan G. Whisper
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MessageSujet: Re: Une coïncidence brûlante devant la fontaine. [PV Joan]   Jeu 23 Aoû - 6:14

Le mystère d’une rencontre. Quatre prunelles croisées, entremêlées. Un nouveau moyen d’oublier. D’oublier à quel point ce monde lui était hideux. D’effacer ses peines, ses douleurs. Oui, Joan souffrait. Oui, l’univers lui-même lui paraissait infesté de ces cadavres, ces macchabées de bonheur, de moments de plaisir. La fontaine lui rappelait à quel point rien n’avait changé. Sa course contre l’oubli se solderait-elle par un échec ? Si tôt ? Non, non, impossible. Elle ouvrit les yeux sur sa réalité, ainsi que sur son entourage, puis soupira.

L’homme chantonnait, difficilement. Joan ne parvenait pas à comprendre ce qu’il disait. Ce qu’il disait lui paraissait inintelligible. Une langue étrangère prononcée entre deux soupirs d’ivresse, comment réussir à assimiler ? Elle haussa les épaules : ce n’était, au final, pas si important. Ses doigts se nouèrent. Ses yeux s’envolèrent à la chasse des saphirs de l’inconnu. Il s’approcha, doucement, avant de se pencher. Sa voix se fit plus distincte, plus claire. Le sourire de la blondinette devint plus doux, plus chaleureux. Pourtant, comme profondément ancrée en elle, la tristesse restait lisible sur son visage.

Avais-tu un problème, petite fille ? Quelque chose t’était-il arrivé, ou ne faisais-tu que relâcher tes nerfs ? Peut-être arrivais-tu au bout de ton accumulation ? À force de trop en avoir sur le cœur, peut-être ne pouvais-tu plus rien retenir ? Alors ? Problème, ou pas problème ?

Elle secoua la tête. Non, rien à voir. Toutes ces choses se ressemblaient, mais de petits détails servaient à les distinguer. Joan n’avait pas vraiment de gros souci, non. Seulement, elle finissait par redevenir humaine, perdant au passage sa force mentale. Un peu comme une personne droguée. Au départ, tout va bien, les sens donnent l’impression d’une sensation magnifique, extrêmement agréable. Puis, au fil du temps, les effets retombent, ne laissant qu’une coquille vide, ou pleine d’une noirceur abyssale. Bien que Joan ne connût pas ce que ces substances pouvaient causer – une vierge pieuse sous l’emprise de drogue ? Quelle bonne blague. –, elle savait parfaitement ce que faisait une descente. Elle poussa un long soupir et tourna la tête en direction de la fontaine.

Un index timide vint la gêner, renouant le contact entre elle et l’inconnu. Ce qui l’amusa fut la manière dont l’homme avançait son doigt. D’une certaine façon, il tentait de s’en approcher, mais d’une autre, il se refusait. Il ne voulait pas la toucher, sans pour autant être décidé à la laisser là, seule. Paradoxe incompréhensible d’un asocial. Joan tendit la main, mais déjà, il bougeait de nouveau. Dans sa tête devait se dérouler une étrange scène, pour qu’il ne tienne pas en place de cette manière. La pucelle arqua un sourcil, très intriguée par ce nouveau phénomène.

Une fois encore, leur contact se rétablit d’une manière très particulière. « V-vous … pleurez ? » Il le remarquait seulement maintenant ? Quel incroyable temps de latence. « V-vous … pleurez ? » Des larmes de crocodile, peut-être ? Ou alors, une triste réalité ? Comme un galet jeté sur un miroir, pour le briser, et laisser sa véritable face être exposée au monde ? Oui, Joan n’était qu’un miroir. Un objet réfléchissant, qui redonnait aux Hommes leur image, d’une manière légèrement déformée cependant. Un outil utile, qui servait à se voir, à se berner devant soi-même. Mais attention. Joan n’était pas un de ces miroirs brillants, qui transmet une image absolument parfaite, inaltérée de la réalité. Non. Si Joan était un vrai miroir, dans ce cas, il fallait y ajouter des fêlures, des traces d’usure et des rayures. Quelque chose de relativement beau et simple, mais de brisé, en somme. « V-vous … pleurez ? » Oui, elle pleurait. Elle pleurait à chaudes larmes, contemplant cette horrible réalité, bien qu’essayant de s’en débarrasser. Mais que voulez-vous, faire l’impasse, sur soi-même, est une chose presque impossible. Alors, arrivée au bout, Joan ne pouvait plus faire demi-tour. Tous les chemins l’avaient traînée jusqu’ici, jusqu’à elle-même. Cet endroit maléfique, infesté de souvenirs répugnants, dégoutants, nauséabonds. Ce lieu plein de mines reliées entre elles, juste pour le plaisir d’exploser toutes en même temps. Et quand enfin, la réalité se montrait en plein jour …

Perdue dans ses pensées, Joan ne prit pas la peine de répondre. Quand il se retourna pour la questionner, elle ne fit que secouer la tête. Cet homme souffrait sûrement d’une schizophrénie plus grave que la sienne, à en voir ses troubles intempestifs. Au moins, cela avait le don de faire sourire la blondinette, qui tentait, tant bien que mal, cela dit, de panser ses blessures. Sa manière de chercher, de manière continuelle, tout autour de lui, le faisait ressembler à un chien dupé par une proie. Le genre de chien de chasse qui se perdait en plein milieu de la route à cause d’une biche. Pauvre petit.

Tu le regardais, intriguée, amusée. Cette situation ne te déplaisait pas, bien au contraire. Il y avait toi, l’hideuse petite fille trop triste, et lui, le fou à lier, à la recherche de l’invisible. Vous faisiez la paire, c’était déjà cela de pris, non ?

Et là, ses yeux s’écarquillèrent. Une ombre, aussi grande que celle du jeune homme, venait de se lever et leur faisait face. Une ombre ! Joan, depuis son arrivée à Wonderland, n’avait jamais rien vu d’aussi impressionnant. Comment son ombre pouvait… Oh ! Mais évidemment ! Il s’agissait de son don, sûrement. Un sourire prit place sur ses lèvres, beaucoup plus amusé, presque enfantin. D’une main malhabile, elle tenta de toucher la silhouette noire qui lui faisait face. Malheureusement trop loin, sa mimine ne touchait que le vide. Son rictus devint plus petit, puis l’espoir, sur ses lèvres, naquit de nouveau quand elle entendit l’inconnu reprendre la parole.

Apparemment, son ombre avait aussi la faculté de danser. DE DANSER ! Depuis quand cela était-il possible ? À vrai dire, cette situation dépassait l’entendement. Mais à Wonderland, qui se souciait de ce qui semblait vrai ? Personne, puis la réalité elle-même restait irréelle, à mi-chemin entre le vrai et le faux. Ses yeux s’emplirent de petites étoiles et, d’un seul coup, elle se releva. Nouvelle attraction, nouveau sourire pour une enfant blessée. Il était temps de quitter ce cocon de tristesse, non ?

Ses petites mains descendirent le long de sa robe, pour l’épousseter vivement. L’atmosphère s’emplit de poussière, presque assez pour la faire éternuer. Après cela, elle frappa ses mains entre elles pour enlever toutes marques de ces dernières et essuyer ses yeux. Recouvrant légèrement la vue, Joan secoua la tête pour mieux constater ce qui se trouvait tout près – et alentour. Son esprit, d’un coup, fit « tilt » sur la dernière réplique de l’inconnu. « Euh… D'habitude il me faut plus de bouteilles pour que mon ombre se mette à danser. » Alors, il lui fallait boire pour que cela fonctionne ? Une nouvelle mimique, plus malicieuse cette fois, s’installa sur le visage de Joan. Ses yeux scrutèrent encore les environs, jusqu’à ce que, oh, miracle, les améthystes croisent une gourde. Désormais vénérée comme le Saint-Graal, la gourde devenait nouvelle attraction du moment.

    « — Je peux remédier au manque d’alcool, si vous voulez… Cela ne doit pas être bien difficile, si ? »


Sautillante, Joan s’éclipsa pour aller chercher le divin breuvage. Après tout… Il ne pouvait y avoir que de l’alcool, là-dedans, d’après son odeur. Certes, il fut un temps où la blondinette n’aurait absolument rien compris, mais là, c’était totalement différent… D’une main plus adroite que la fois précédente, elle attrapa la gourde et fit demi-tour. En passant, elle remarqua que l’odeur putride de la fontaine s’était comme… évaporée ? À la place, une fontaine plus belle – mais toujours marquée d’une certaine aura de tristesse – s’était dessinée. Heureusement que Joan était lunatique – et immature sur les bords, aussi, puisque d’une certaine façon, ce détail avait son utilité.

Tendant doucement le bras sous le nez du jeune homme, lui plaçant la gourde juste en face du visage, elle reprit la parole, beaucoup plus enjouée.

    « — Voilà, voilà. Là, vous pourrez la faire danser encore mieux que d’habitude ! »


Un petit rire s’éleva. Douce, douce innocence que voilà. Mais ne manquait-il pas quelques détails, dans cette scène ? Joan pencha la tête. Mais en fait. C’était qui, lui ? Parce que bon, il n’avait rien de désagréable – peut-être son odeur, et encore –, certes, néanmoins, il restait un simple inconnu, une personne dont Joan ne savait absolument rien – hormis qu’il semblait beaucoup boire, qu’il ne parlait pas qu’une seule langue et qu’il jouait avec son ombre (bon, d’accord, j’admets que cela fait tout de même beaucoup) – de lui. Alors, enfantine, elle posa son index sur sa joue et c’était reparti.

    « — Au fait, Mr.L’Inconnu… Je m’appelle Joan. Et je suis, j’avoue, un peu désolée de l’étrange manière dont je suis arrivée, tout à l’heure. »


Déjà une bonne chose de faite, non ? Puis, candide, elle attrapa la main de l’ombre avant de la serrer doucement.

    « — Bonjour à vous aussi, Mme.L’Ombre ! »


La douceur de l’innocence, la beauté de ce caractère enfantin qui te collait à la peau. Cette ingénuité presque vomitive qui faisait de toi une Joan particulière, impossible à suivre. Cette étrange psychologie… Peut-être l’avais-tu choqué ? Passer du blanc au noir ainsi… Comment le laisser te suivre ? Certes, tu pouvais sourire, mais ces marques, ces marques rouges sous tes yeux… Elles, ne trompaient personne. Oui, Joan, tu avais pleuré. Tu avais caressé la tristesse du bout des doigts, tu l’avais embrassée, enlacée. Et maintenant, te voilà tout sourire… Mais pour combien de temps ? L’ombre sera-t-elle assez satisfaisante pour t’amuser tout du long et t’empêcher de pleurer à nouveau ? Seule, seule face à toi-même…


Tu ne perds rien pour attendre…

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MessageSujet: Re: Une coïncidence brûlante devant la fontaine. [PV Joan]   Jeu 6 Sep - 7:04

      Douce surprise que de voir son ombre s'élever derrière vous - immobile pour une fois - après vous avoir insulter en public. N'en croyant pas ses yeux, le jeune homme se frotta avec entrain ses mirettes azures avant de les rouvrir pour constater que ce fait n'était pas l'effet de l'alcool. Son ombre était bien debout face à lui, le dévisageant de ses longs et grands yeux blanc sans formes distincte. Tous deux alors aussi immobiles que du marbre, échangèrent un long regard silencieux. Quelque chose titilla les yeux du rouquin sur le côté, mais il ne se tourna pas pour voir ce que c'était. Trop défoncé pour penser clairement, il se contenta de ne rien faire. Juste rien.

      Et puis, après un moment d'absence il regarda la jeune blonde poser son regard sur sa gourde. Il pencha la tête en se demandant ce qu'elle pourrait bien faire avec ce fond d'alcool. Mais après tout, elle la regardait peut-être simplement. Elle n'était probablement pas alcoolique comme lui. Malgré la tristesse qu'il avait pu apercevoir sur son visage, elle restait agréable au regard. Alors que lui... avec ses yeux fatigués et cernés, ses cheveux en batailles, son ton blafard et son odeur forte de boisson. Il avait son charme en temps normal, et même pour quelqu'un de bourré il n'était pas trop mal... Mais la n'est pas la question. A ce moment il ne savait pas s'il était en train de l'admirer ou simplement l'observer. Personnellement il optait plus pour la seconde option, étant donné qu'il n'avait pas pour habitude de reluquer les jolies jeunes femmes. Mais il admettait qu'elle était mignonne...

      Plusieurs syllabes vinrent lui chatouiller l'oreille avant qu'il ne comprenne réellement leur sens. La phrase résonna lourdement dans sa tête semblable au son d'une cloche qui annonce l'heure.
« Je peux remédier au manque d’alcool, si vous voulez… Cela ne doit pas être bien difficile, si ? »

      Sans quitter la jeune femme du regard il croisa lentement les bras, l'observant s'approprier sa divine boisson. Ah. Eh bien peut-être que si finalement... Avait-il trouver quelqu'un qui... Impossible. A peine l'avait-elle attrapé qu'elle repartait dans le sens inverse sans porter la gourde à ses lèvres. Dos à la fontaine, il n'arrivait pas à détacher son regard de la jeune femme qui lui paraissait un peu flou. Ses sens effectivement brouillés par l'alcool affluant librement dans son sang, il ne remarqua pas non plus qu'une quelconque odeur désagréable fut évaporée progressivement. Le breuvage à présent sous ses narines, il laissa l'odeur enivrer son nez puis son cerveau pour finalement écouter silencieusement son interlocutrice.
« Voilà, voilà. Là, vous pourrez la faire danser encore mieux que d’habitude ! »

      Danser ?! Pour quel but ? Elle voulait voir... son ombre danser ? Alors qu'elle se mit à rire – son agréable aux oreilles de l'homme saoul – il arqua un sourcil de surprise délicieusement mélangé à l'incompréhension. D'abord surprit, il s'accorda une seconde de parenthèse pour remarquer que les bruits de discutions fortes dans les auberges ne lui manquait aucunement et qu'il préférait entende la douce voix d'une femme – même s'il privilégie la solitude. Par manque de celle-ci, il se contenta de la blonde. Après tout il n'allait pas l'abandonner alors qu'elle venait à peine de retrouver le sourire.
      La tête emplie de questions, il essaya de les organiser de manière à mieux comprendre et au cas où, poser celles qui sont réellement nécessaires. Absorbé de tel qu'il ne pouvait penser à autre chose, une seule question l'occupait : Mais pourquoi voulait-elle voir l'ombre danser ? Une personne ne suffisait pas ? Mais enfin … Pourquoi danser ? Peut-être que... Elle parlait probablement de la dernière phrase du poivrot. Danser... Elle l'avait cru ? Ou plutôt mal comprit. Oui il lui arrivait de voir son ombre danser, mais ça ce n'était que parce qu'il avait trop bu. En vérité elle ne bougeait pas d'un poil. Mais alors... C'est qu'elle pouvait aussi la voir, debout, cette ombre ? Sa réflexion sans fin ni sens s'arrêta brutalement lorsqu'elle poursuivit après son rire.


« Au fait, Mr.L’Inconnu… Je m’appelle Joan. Et je suis, j’avoue, un peu désolée de l’étrange manière dont je suis arrivée, tout à l’heure. »

    Avant même qu'il ne puisse répondre quoi que ce soit, elle enchaîna en serrant la main de l'ombre. Une sueur froide traversa la nuque du jeune homme.

« Bonjour à vous aussi, Mme.L’Ombre ! »

      La respiration - jusqu'à présent calme – du jeune homme se stoppa net. En cette phrase il pu en déduire que cette jeune femme, Joan, pouvait effectivement voir l'ombre se dresser sur ses propres jambes. Bouche bée et sourcils froncés, il ne pu répondre de suite à ce qu'elle venait de dire. Oui, depuis sa dernière phrase il n'avait pas décrocher un mot ni laisser s'échapper un seul bruit d'entre ses lèvres. Oui, il ne s'était toujours pas présenté. Quel homme malpoli. Une seule vision voilait son esprit: celle des deux mains, la douce de Joan, l’immatérielle de son ombre, se serrant. Il ne savait pas s'il devait rire de sa connerie ou se mettre à pleurer. Il ignora ces deux propositions pour entrouvrir sa bouche, détachant chacune de ses syllabes avec hésitation.

« Je m'appelle Akira, et non Mr.L'Inconnu. »

      La phrase, pourtant courte et simple, fit sourire l'ombre de manière malsaine, montrant de grandes dents pointues. Sa bouche était un trou, et l'on pouvait voir l'autre côté si on se plaçait correctement. Une ombre vide et noir, souriant avec un sadisme dérangeant. Mais celui ci ne semblait pas être attribuer à la jeune femme, mais plutôt à Akira. L'ombre du jeune homme avait l'air de lui vouloir tous les malheurs du monde, si ce n'était pas déjà arriver. Mais déjà bien bourré, Akira ne broncha pas une seule seconde, comme s'il était persuader que cela n'en valait pas la peine.
      Le rouquin, en passant sa main décorée de terre sur son front, se souvint de la dernière partie de la phrase. « Un peu désolée de l'étrange manière dont je suis arrivée ». Qu'est ce que ça pouvait bien signifier ? Passant le bout de son index, pouce ainsi que majeur sur son menton – stéréotype du détective qui cogite -, il pencha la tête sur le côté pour songer à un sens. Son regard vide posé sur Joan, il décida finalement de répondre.


« Ce n'est rien, ça peut arriver à tout le monde. »

    Puis en jetant un rapide coup d’œil à ses vêtements sales, ainsi que ses mains, il poursuivit de manière à se justifier, comme s'il déclarait tout seul coupable d'un crime non commit. Son visage resta neutre malgré ça.

« C'est plutôt à moi de m'excuser. En plus d'avoir beaucoup bu et de sentir fort l'alcool je dois avoir mauvaise mine. Je ne suis pas de bonne compagnie. »

      Il haussa les épaules pour lui même, peu convaincu de sa phrase. Mais au moins, il s'était excuser de sa présence. Se redressant légèrement, il jeta un rapide coup d’œil à la fontaine, constatant avec étonnement qu'elle s'était métamorphosée. D'un soupire il chuchota une longue phrase inaudible, puis releva la tête vers Joan.
      A présent son ombre était de dos, face à la jeune femme, prête à engager la conversation. Il se gratta l'arrière du crâne, affichant un léger sourire embarrassé puis opta pour répondre avant que l'ombre agisse. Méfiant envers celle-ci, il s'approcha de Joan pour poursuivre mais ne pu finir sa phrase, coupé par l'ombre qui agissait humainement, ou plutôt... Monstrueusement.


« Je ne sais pas si je peux la faire danser. Elle est debout, certes, mais je ne sais pas pourquoi. Mais peut-être que je pourrais essayer po-
— Mme.L'ombre ? Vous insinuez donc que je suis une femme ? »


      Cette voix... C'était la même. La voix désagréable qui énervait le rouquin. C'était donc sa propre Ombre qui l'insultait depuis le début. Comment n'avait-il pas remarquer ? Comment aurait-il pu ? L'ombre avait une voix qui semblait venir de partout et nul part. Comme si elle … n'existait pas. Après tout... C'est une ombre qui parle. Celle-ci d'ailleurs se mit à rire, avec un sadisme encore plus puissant de seconde en seconde. Le regard qu'elle jeta à Akira semblait signifier qu'il s'adressait à lui, et non pas à la jeune femme une fois de plus. Le rouquin, lui, grimaça légèrement avant de reprendre son air neutre comme pour effacer toute trace d'émotion ou réaction. Abandonnant quelques secondes du regard son ombre malicieuse pour le porter sur la blondinette, il leva sa main de manière à l'avoir devant ses yeux. Il serra doucement le poing, cherchant à voir si son geste avait un quelconque effet. Rien.
      Déçu, il chercha quand même un moyen de la contrôler. En vain. Irréalité. Un rêve. C'est ce qu'il pensait, mais en vrai il ne savait juste pas comment faire. Abandonnant, il se rapprocha encore de Joan tout en cherchant ce qu'il pourrait ajouter ou dire. Il n'avait pas l'habitude de discuter. Il restait seul dans son coin même en lieu public. Alors discuter avec une jeune demoiselle dont il connaissait seulement le prénom...


« Euh... Donc, je disais... Je peux essayer pour vous, mais je n'y arrive pas. N'est ce pas une illusion crée par l'alcool dans mon sang ? Avez vous bu aussi ? Si ça se trouve c'est seulement une hallucination dont nous sommes victimes. »

      Atteint d'une philosophie de raison inconnu, il continua de vagabonder spirituellement sur des sujets à l'apparence peu importante. Un vrai poivrot en somme. Quant à l'ombre, elle resta silencieuse depuis sa dernière action, perdant son sourire malfaisant pour redevenir une simple Ombre vivante. Celle-ci, d'ailleurs, se décala pour s'effacer un peu de la conversation pour le moment.
      Le regard hésitant du rouquin se posait tantôt sur la jeune femme, tantôt sur l'ombre muette. Il venait de remarquer qu'il n'avait toujours pas poser sa question initiale directement, et qu'il serait judicieux de le faire s'il voulait obtenir la réponse – même si celle-ci n'était pas si importante au final. Cela relevait surtout de sa curiosité et de sa compréhension actuelle. En plus d'être complètement saoul – bien que calme pour une personne de ce genre – il était perdu. Wonderland. Une ombre qui bouge. Une femme qui pleurs puis sourit. Une fontaine qui se métamorphose. Cela faisait bien plusieurs mois qu'il voyageait à travers le pays mais il ne comprenait absolument rien. L'alcool abondant en lui ne l'aidait pas non plus. Son regard vide entra dans celui de Joan, se décidant alors à parler pour en savoir plus.


« Mais pourquoi souhaitez-vous la voir danser ? »


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Une coïncidence brûlante devant la fontaine. [PV Joan]

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