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 Une chenille bleue, qui rampait dans l'herbe. Je l'attrape par la... [PV Cater]

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MessageSujet: Une chenille bleue, qui rampait dans l'herbe. Je l'attrape par la... [PV Cater]   Sam 14 Juil - 5:15



Lola by The Kinks on Grooveshark


Elle s'appelait Lola.
Elle avait dans sa main
Entre ses beaux doigts fins
Un grand verre de Cola.

Assise à la dernière table
Elle n'était pas aimable
Mais on lui pardonnait
Rien que pour sa beauté

Tous, elle les hypnotisait
Tous, elle les volait
Leur argent, leur or
Leur amour, leur corps.

J'ai faillit succomber
J'ai faillit plonger
J'ai faillit me laisser tenter
J'ai faillit, mais j'ai résisté.

Résisté à ses doigts fins
A son charme divin
A sa malv...

Hmmmmmmm.... Pardonnez moi, je m'égare. A vrai dire, seul dans ma locomotive il m'arrive d'écrire, de réciter de petits "vers". Je ne me prétend pas poète, loin de là ! Juste que j'aime me remémorer les vieux souvenirs de cette manière. Oui Lola, elle s'appelait Lola. Elle était vraiment belle. Elle montait tous les vendredi à l'avant de mon train dans le premier wagon et s'installait là, avec une bouteille en verre de ce si célèbre Soda. Elle avait le regard rivé sur ses ongles, les hommes bavaient devant elle, l'admiraient, rêvaient de la toucher, l'embrasser. Mais pour tous elle était inaccessible. C'était elle qui décidait et elle n'hésitait pas à marcher sur les autres. Une nuit avec elle, un portefeuilles envolée. Tout le monde le savait! Mais personne ne l'arrêtait, ne s'en éloignait. Moi, elle ne me faisait rien, mon train est bien plus beau, plus séduisant, plus attirant. Mais elle s'est intéressée à moi cette charogne aux courbes voluptueuses. Un jour, elle s'est levé de son siège, elle laissait sa main parcourir le dossier des banquette de la cabine, les talons de ses chaussures émettaient un son régulier au rythme de ses pas. Elle se dirigeait vers ma maison, vers mon chez-moi, vers ma cabine. Elle poussa la porte coulissante, elle fit deux pas, referma d'une main et passa ses bras autour de mon cou. Plus jamais, le premier wagon ne vit cette femme, on l'attendit, on l'a chercha mais jamais elle ne réapparut.

Lors d'un trajet beaucoup de voyageurs se plaignirent d'une drôle d'odeur, surtout ceux qui étaient les plus près de l'imposante cheminée de métal. Ma petite chérie, mon cheval n'avait pas apprécié qu'on me touche. Haaaa, la jalousie, si amusante ! C'est vrai après tout, n'est ce pas distrayant de voir des gens s'entretuer pour vous juste par jalousie... A vrai dire moi aussi je suis jaloux, je suis jaloux des autres, ceux qui montent à bord de mon train, ils me dégoutent, me répugnent, je les détestes, je les hais. Mais je les aimes bien quand même, sinon je ne les laisserais pas monter à bord de mon animal de métal, mon si précieux train. C'est même moi qui distribue à qui je le désir les coupons argentés et dorés. Les premiers permettant d'emprunter le parcours connu du train, de suivre les rails. Le second lui a le pouvoir de vous transporter où vous le souhaitez. La rumeur à même laissé courir à Wonderland que mon train pourrait vous ramener dans le monde des vivants. Mythe ou réalité, ce n'est pas à moi qu'il faut s'adresser. Il parait aussi que mes billets se vendraient au marché noir à prix d'or. Des rumeurs, encore et toujours des rumeurs. Passons, Lola, c'est du passé elle appartient à ce monde que personne ici ne reverra, c'est tout.

Aujourd'hui je m'éveille, je m'étire, je suis heureux. Si on peut appeler mon teint de macchabé et ma démarche de zombie une démarche et un teint joyeux. Je m'étais réveillé et levé dans mon lit situé dans le premier wagon "la première classe" comme je me suis toujours amusé à l'appeler. J'enfile ma veste, mon pantalon, mes chaussures que je cire et je couvre mes mains de gants blanc. Sans oublier d'attraper ma précieuse casquette avant de la déposer sur le sommet de mon crâne. Je regarde à la vitre, mon train nous a ramené sur la terre ferme, sur ses rails solides. Un petit déjeuner frugal, les mains sur le volant, nous démarrons, une petite fille installé sur le dernier siège du dernier wagon regarde le vide. Elle est mignonne avec son joli minois et ses long cheveux bordeaux. C'est ma petite protégée, mon petit ange, elle me considère comme son grand frère, son maître, son père. Je la considère comme ma petite sœur, mon élève, ma fille. Notre relation est aussi étrange que celle que j'entretien avec mon train. Chaque soir, dès que mon cheval plonge dans les ombres elle vient et se love contre moi, et nous partageons ainsi nos craintes et nos joies sous l'œil jaloux mais soumis de ma machine au cœur de verre. Mais passons, mon petit ange était ce matin encore mon seul passager. Le second tour vit apparaitre de nombreux habitants désirant rejoindre Dream town au plus vite. Et la journée suivit son court habituel, long et rébarbatif. Rien d'inhabituel ne se produisit pendant cette simple journée sauf... le soir.

Le dernier trajet se termine, Oswald s'arrêta à la gare et se décida à descendre, il avait besoin de vérifier l'état de la rutilante carrosserie. Il sorti, le visage neutre, ne prêta aucun regard aux alentours et fit le tour de son bijoux, de sa petite merveille. Il l'observa sous toutes ses coutures, monta sur le toit, observa chaque recoin, chaque parcelle de la peau de métal de son train chéri. Rien, tout était parfaitement en état, Oswald allait bien, son train allait bien. Il finit son inspection par la cheminée, il avait confiance, approcha la toucha et senti un douce chaleur, toute droit venue du cœur de son bébé. Mais quelqu'un venait le déranger, un pas, deux pas, trois pas, il les entendait ces pas, à qui ? Pourquoi ? D'un geste vif, il tourna sa tête couverte d'un visage contrarié vers le quai. Un homme était là, seul. La seule chose que remarqua M. Train était cette longue chevelure bleue. Encore un original venu ici par hasard. Tssss, Oswald méprisait les personnes comme lui, loufoque, cherchant à se faire remarquer par un physique hors du commun ou tout simplement grotesque. Mais comme on dit "l'habit ne fait pas le chauffeur de train" et il fallait bien admettre que "Si ça s'trouve, il est pas méchant hein !". Alors d'un bond notre conducteur sauta au seul atterrissant accroupi et se redressa pile face à l'inconnu.

-Avez vous un problème ? Seriez vous perdu... ? A moins que ce soit le trajet des ombres qui vous intéresse ? Sinon, je vous prierais de bien vouloir quitter le quai.... Immédiatement.

La voix d'Os' était calme, posé, comme celle qui annonçait les départs et les arrivés à bord du cheval de fer. Mais le dernier mot lui était articulé d'un manière bien plus sèche et dure. Rien de bien bon à envisager.


Dernière édition par Oswald Train le Ven 20 Juil - 15:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une chenille bleue, qui rampait dans l'herbe. Je l'attrape par la... [PV Cater]   Lun 16 Juil - 11:39

Caterpillar est un homme étrange aux humeurs changeantes et aux fixettes absolument incompréhensible sans queue ni tête. Prenez celle qui l'avait amené dans les alentours d'Halloween town, en plein wonderland South. Voyez vous, il s'est levé il y a quelques matins de cela, comme tous les matins, s'est enfilé un petit dej frugal ainsi qu'un coup de chicha avant de remplir son quota journalier très tôt le matin en remplissant de poil à gratter maison toutes les petites culottes présentes dans le rayon lingerie d'une boutique de sous vêtements chics. Ajoutez quelques bonnes actions pour contrebalancer tout ça et il avait quasiment accompli ses devoirs en quelques heures. Bientôt arriva l'heure du repas et une chose lui revenait en tête depuis qu'il avait entendu parler d'une étrange infection appelée mycose: Une soupe de champignons. Oui, c'était très con et ça sortait littéralement de nulle part mais c'est le genre de chose qui arrive avec lui. Donc, notre ami avait faim de ces charmantes petites choses remplies de protéines et autres éléments favorable au maintient d'une hygiène de santé saine. Seulement, Caterpillar ne voulait pas une soupe commune. De un, il voulait avoir le plaisir de les cueillir lui même malgré le fait qu'il n'y connaisse rien en champis non hallucinogènes. De deux, il voulait une soupe très particulière qui le faisait fantasmer depuis qu'il en avait vu une photo dans un livre de cuisine spécialisé. Le nom de sa cible était "L'Empereur Arc-en-ciel", l'une des rares choses à pousser du côté de Silent Hill. Selon la rumeur, ce sont les reflets des âmes des morts qui leur donnait cette couleur et ce gout si unique, à mi-chemin entre sucré et salé, et cette texture moutonneuse les rapprochant d'un oeuf poché.

Il prit donc le chemin le plus court vers cet endroit mystérieux, glauque et bordélique. La route fut longue et ce fut les fesses en compotes qu'il fut largué dans le trou du cul de Wonderland par la carriole qu'il avait prise. Même les fantômes hésitaient à venir ici, pas assez de chaire fraîche et de vivants à effrayer. Le truc le plus vivant qu'on croise ce sont les zombies à moitié décomposés qui gisent ça et là agonisant au soleil quand ce dernier daigne montrer un bout de son nez. Les carcasses *fraiches* étaient les meilleurs catalyseurs pour la pousse des empereurs, mais aussi de certaines autres espèces végétales moins recommandable dont 3 dangereuse au toucher et une qui finit par bouger d'elle même et attaquer les passants. Pas de quoi fouetter un chat à Wonderland quoi, et puis c'était pas ce genre de détails qui allaient faire peur à Caterpillar. Il avait vu bien pire durant toutes ces années et c'est pas un potiron démoniaque qui allait venir mettre fin à sa frénésie végétarienne, et puis il avait sa canne ainsi qu'un panier en osier pour se protéger. La chasse durant quelque temps et porta ses fruits, ou plutôt ses champignon. Il était temps de rentrer et la nuit commençait à tomber, pas super conseiller le coin de nuit.....sauf si on va aux putes au Moulin rouge bien entendu. Mouais, la chenille préférait clairement rentrer et manger son repas tant attendu plutôt que d'aller butiner une demoiselle ou un monsieur, oui ça arrive. Un poil emmerdé et se dirigeant un peu au pif dans cet endroit ne ressemblant en rien à ce que ses souvenirs avaient gardé en mémoire, la chance lui sourit. Une station de train, LA station de train de Wonderland South se tenait à présent à ses côtés.

L'endroit était vieux et décrépis, comme tout le reste de la zone. Un clair manque d'entretiens avait laissé l'endroit finir ainsi, c'était assez triste vu le nombre de personnes qui venaient et partaient d'ici lors de la mise en place de nouvelles *Attractions* au moulin rouge. Brrrrrrrr, rien que de repenser à l'homme qui dirigeait cet horrible endroit, Caterpillar en avait la nausée. Limite s'il ne se pinçait pas le nez pour éviter que cette odeur et ce gout infâme ne lui reviennent dans la bouche: Celui de l'aura de ce soit disant gentleman. Ses pas sonnaient creux sur le pavage de l'allée remontant en direction de la locomotive rutilante gisant au rebord du quai. Fumante, la machine rayonnait de vie et de satisfaction. Ce cheval de fer devait être fier de parcourir le coin à toute vitesse jour après jour, dommage que l'engin ne soit pas plus bleu et esthétiquement attirant. Sans oublier que toutes ces lumières et ces hublots fixés sur le côtés de l'engin semblaient fixer notre héros tels des yeux désincarnés et ça Caterpillar ne l'aimait pas. Mais alors pas du tout. Et puis pourquoi ya pas une touche de bleu sur toute cette surface?! Je sais il tourne en boucle là dessus mais il n'y peut rien. Sifflotant une tierce bien fausse, notre homme arriva à proximité d'un autre, baillant à s'en arracher la mâchoire. L'étranger en question était vêtu d'une sorte d'uniforme, à toucher le train d'une bien étrange façon et lui lançant des regards terriblement douteux aux yeux de Caterpillar qui commençait à se demander si venir ici n'était pas une mauvaise idée. Un coup d'oeil sur son panier en osier et le fait d'entendre son ventre crier famine et lâcher un commentaire bien raide du style *Magne toi le fion froussard* le poussèrent à continuer son avancée et maintenir son allure actuelle. L'officier à la casquette et fringues noires vint au devant de Caterpillar, le stoppant net dans son avancée. Il se mit à fixer l'étranger, penchant sa tête tout en clignant brutalement des yeux, sa canne continuait à taper le sol sur un rythme similaire à celui enclenché par ses pas il y avait encore quelques secondes. Une étincelle espiègle naquit alors dans son cerveau, et ainsi commença une conversation sans queue ni tête avec d'un côté un homme intègre faisant son boulot, et de l'autre un troll taquin s'évertuant à placer des remarques agaçantes autant qu'il le pouvait

"Avez vous un problème?" Demanda l'inconnu

"Euh.....aucun, mais si vous voulez faire des cochoneries avec ces engin protégez vous. C'est un conseil"

"Seriez vous perdu...?" Répliqua sans attendre l'homme

"Le seul endroit où je me perd c'est mon cerveau.....droit.....quand j'ai trop bu....ou fumé........ou même sans, mais avec c'est mieux......beau temps pour la saison non?"

"A moins que ce soit le trajet des ombres qui vous intéresse?" Continua-t-il sur le même ton monochrome et dénué d'émotion

"No shit Sherl......attends, est-ce que ça peut se manger une ombre? Faudra que je me renseigne tiens." Lâcha alors en parallèle Caterpillar alors que son *compagnon* ne continuait son speech de son côté. Speech que voici dans son intégralité.

"Sinon, je vous prierais de bien vouloir quitter le quai.... Immédiatement."

Le dernier mot était clairement plus marqué que les autres, limites agressif aux oreilles de Caterpillar qui venait à peine de se rappeler: Il faut un ticket pour prendre le train, il parait en plus que ceux qui ont essayer de monté sans ont rencontré une fin des plus tragique. Il failli se donner une baffe à lui même pour un tel oubli, et c'est cependant en silence et d'un air stoïque qu'il sortit un vieux portefeuille de l'une de ses pches intérieures. Vieux c'était le cas de le dire, limite si le machin ne tombait pas en morceau sous le poids des années mais s'il n'y avait que ça. Vous voyez ces portes monnaies de grand-mère qui ont l'air complètement ridicule? Ouais? Maintenant transposez ça en plus gros, délavé, avec des taches de café et une araignée momifiée d'une toise et demi dedans. Ça surprend disons. Enfin bon passons. Caterpillar ne mit pas longtemps à sortir un ticket brillant doré du fin fond de l'ouvrage qui faisait la gueule entre ses mains. Il rangea le portefeuille à sa place, arbora son plus beau sourire tout en agitant le ticket devant le nez de l'homme qui lui faisait face, lui piqua son chapeau de façon tout sauf discrète l'essayant puis le remettant de travers sur la tête de son propriétaire avant d'annoncer enfin ses attentions à voix haute.

"Je désirerais rejoindre Dreamtown."
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MessageSujet: Re: Une chenille bleue, qui rampait dans l'herbe. Je l'attrape par la... [PV Cater]   Ven 20 Juil - 15:53

Elenore by The Turtles on Grooveshark

Elle s'appelait Eleanore.
Elle avait dans sa main
Entre ses beaux doigts fins
Un grand verre d'or.

Assise à la première table
Elle n'était pas agréable
Mais on lui pardonnait
Rien que pour sa gaiété.

Tous, elle les aimait
Tous, elle les adorait
Pas leur argent, ni l'or

Juste l'amour, on l'adore !

J'ai faillit succomber
J'ai faillit plonger
J'ai faillit me laisser tenter
J'ai faillit, mais j'ai résisté.

....

A nouveau je mégare, Eleanore, la douce et belle. Une vraie star, tous la pensait gentille, tous la pensait adorable et il n'en est rien ! Une peste avec un masque d'enfant un démon déguisé en ange. Avide de sentiments et de coeur brisés, rien de plus. Elle avait le regard toujours rivés sur les yeux des autres et elle aussi en avait de beaux. Tous le monde rêvait d'elle et elle rêvait d'eux. Une différence ? Elle faisait de son songe une réalité. Qualité ou défaut peu m'importe. Moi, elle ne me faisait rien, mon train est bien plus beau, plus séduisant, plus attirant. Mais elle s'est intéressée à moi cette charogne aux courbes voluptueuses. Un jour, elle s'est levé de son siège, elle laissait sa main parcourir le dossier des banquette de la cabine, les talons de ses chaussures émettaient un son régulier au rythme de ses pas. Elle se dirigeait vers ma maison, vers mon chez-moi, vers ma cabine. Elle poussa la porte coulissante, elle fit deux pas, referma d'une main et passa ses bras autour de mon cou. Plus jamais, le premier wagon ne vit cette femme, on l'attendit, on l'a chercha mais jamais elle ne réapparut.

Lors d'un trajet beaucoup de voyageurs se plaignirent d'un drôle de bruit, surtout ceux placés près des cuisines. Ma petite chérie, mon cheval n'avait pas apprécié qu'on me touche. Haaaa, la jalousie, si amusante ! C'est vrai après tout, n'est ce pas distrayant de voir des gens s'entretuer pour vous juste par jalousie... A vrai dire moi aussi je suis jaloux, je suis jaloux des autres, ceux qui montent à bord de mon train, ils me dégoutent, me répugnent, je les détestes, je les hais. Mais je les aimes bien quand même, sinon je ne les laisserais pas monter à bord de mon animal de métal, mon si précieux train. Mais reprenons où nous nous sommes arrêtés.

Une parole de trop, une seconde, jamais deux sans trois. Un geste de trop, deux gestes de trop, jamais deux sans trois. Malgré tout cela, Oswald gardait son calme soutenant le regard de son interlocuteur. Il l'observait gentiment, un doux sourire dessiné sur son visage tendu. Il l'écoutait, remis sa casquette droite et lui pris d'un geste vif et sec le ticket pour le vérifier, il l'approcha entre ses deux yeux, le fixa et lui rendit. Il se souvenait de ce ticket comme de tous les autres. Il l'avait donné a une jolie fille un jour, le numéro 004729. Une nana pas vraiment jolie et qui était passé entre les mains de Mr. Train. Dieu sait comment ce billet à bien pu arriver entre les doigts jaunis par le tabac de cette saloperie d'homme en bleu. Bref. Une chose qu'Oswald n'avait pas aimé était la réflexion et la blague de très mauvais gout en rapport avec son train. Non vraiment ça, il n'avait pas aimé, mais il avait pitié de l'homme bleu qui se tenait devant lui alors il se retint. Après tout, cet homme ne vivait-il pas pour faire chier son monde ? S'énerver serait lui offrir se dont il a toujours rêvé. C'est donc avec une voix douce et posée que les mots sortirent de la bouche du conducteur.

-Je ne suis pas là pour faire de la garderie. Je ne suis pas là non plus pour être jugé et si je partage un lien étroit avec Mon Train ce n'est pas vous que cela regarde. Je veux que cela soit bien clair. Et pour répondre à vos questions, non, une ombre ne se mange pas et oui personnellement je trouve que le temps est plutôt agréable aujourd'hui.

Après ces quelques paroles Oswald se referma immédiatement sur lui-même, lui tourne le dos et tapota le flanc de son cheval de fer lui intimant qu'il faudrait repartir. Un petit gémissement s'échappa de la cheminée suivit d'un nuage de fumée grisâtre. Il n'avait pas envie, il était fatigué ce soir, son beau train. Le conducteur soupira et insista un peu, il n'aurait pas dû, car d'un seul coup, un coup violent toutes les portes de tous les wagons se refermèrent et la cheminée émit un sifflement suraiguë des plus désagréables. Pour l'apaiser notre amoureux posa son front contre sa machine et murmura d'inaudibles paroles pour tenter de calmer ce petit coeur de verre. Les portes se rouvrirent en grinçant, le son qui perçait les tympans s'arrêta net. Il réfléchit, il réfléchit. Depuis combien de temps n'avait-il pas calmé les fantasmes de sa monture ? Des lustres ! C'est toujours de dos, un sourire simple sur les lèvres qu'Oswald émit un petit rire amusé, il tapota à nouveau le métal chaud de sa locomotive et se retourna, le visage neutre, vers l'homme en bleu.

-Désirez vous voyager en première classe ? Cela ne vous coûtera pas un centime de plus... De plus si vous désirez fumer, c'est le seul wagon qui ne soit pas non-fumeur. Je ne suis d'ailleurs par regardant sur vos consomation qu'elles soient légales ou non, je suis maître Du Train, je n'ai d'ordre recevoir de personne en matière de transport de choses illicites.

If you know what I mean.



Sa voix se faisait presque mielleuse tel celle d'un grand romantique tentant de séduire une jeune fille pour l'inviter au bal de fin d'année. Et on était pas vraiment très loin de la chose. C'est un visage plus amical et chaleureux qu'arborait maintenant le conducteur, il s'ouvrait un peu au monde et aux autres, enfin à lui. N'allez pas croire que ceci est un fait exceptionnel ni que notre conducteur est un être de la nuit qui ne parle à personne et qui fuit les autres. Non ! Seulement que lors des premiers contact beaucoup se sont cassé les dents sur cet homme borné qu'est Oswald. Il faut aussi avouer qu'il est maladroit avec les inconnus, mais dès qu'il se sent à l'aise, il se lâche avec une certaine aisance et un mystère permanent planant autour de lui dans ses mots comme dans la phrase qu'il venait de sortir à l'instant. Première classe ? Pour vous cela rime avec "luxueuses banquettes, repas chics, serveurs aimables, vitres propres, argent, cher, beau, bon, cool, youpi !" mais pour Os cela signifie juste "mon pieux".... Parfois il dit cela simplement pour faire rire sa conquête parfois il se sert de se prétexte pour attirer une proie encore innocente dans une sorte d'invitation forcée à la luxure. Pourquoi faire ça ? Non, il n'y a pas d'amour ni de plaisir là dedans, juste pour assouvir un besoin naturel très présent chez notre conducteur. Et aussi pour satisfaire la frustration et l'envie de Son pervers de Train. Oui oui, ce cheval de métal peut voir... Il vit vous savez, il suit Oswald lorsqu'il va faire un tour en ville. Il peut même s'exprimer comme vous avez pu le voir un peu plus tôt. Et, pour palier à l'incapacité à coucher avec son maître, sa moitié, il force Mr. Train à ça... A vrai dire, c'est ENCORE plus complexe que cela car... ce n'est pas vraiment de l'amour entre eux c'est différent... Platonique.

Et pendant que je tente de vous expliquer tout ceci, voila que notre grand homme grimpe sur le rebord de la locomotive observant le nouveau passager. Il se tenait par la poignée un panard sur le marche-pied et regardait les alentours, de la brume commençait à se former, le train prépar

-Avant que vous me posiez la question je me nomme Oswald Train Et vous ? De plus savez vous ce qu'est l'amour platonique ? Et avant que vous posiez la question, non cela ne se mange pas. Alors, Let's go ? Nous pouvons faire connaissance vous êtes mon seul passager et je suis de nature curieuse. A moins que cela vous gêne et vous incommode, si cela est le cas je m'en excuses et je me calmerais.

Le pauvre, il se voulait acceuillant et finalement sa voix prend des accents très acérés malgré un sourire franc et amical. Argh, argh, argh. Il se rendit vite compte de son erreur et baissa la tête pris d'une soudaine honte être aussi bavard, lui le mystérieux conducteur de train. Surtout que ce n'était pas vraiment son genre ça, se faire des amis, tailler la bavette avec un pauvre et bleu inconnu. Bref.ait son long voyage sans que personne ne s'en doute, le conducteur sourit et retira sa caquette pour inviter le nouveau à monter.
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MessageSujet: Re: Une chenille bleue, qui rampait dans l'herbe. Je l'attrape par la... [PV Cater]   Mer 25 Juil - 0:55

Pou pidou pidou, ah vraiment qu'il pouvait être impatient de rentrer notre Caterpillar avec son panier de champi et sa canne frappant le sol à chaque pas. Siphoné? Un peu sans aucun doute mais bon c'était pas le plus important actuellement. Il était donc là, sur ce quai mystérieux à proximité d'un train légendaire et de son conducteur à la casquette noire, tout comme la quasi intégralité de ses vêtements. Il avait du self-control, ça on ne pouvait le nier même s'il était quasi certain que la conduite de notre ami l'agaçait au moins un tout petit peu. Comment je le savais? Et bien il suffisait d'observer le sourire forcé tendu à mort qui trônait sur le visage de l'inconnu pour s'en rendre compte. Franchement, on aurait dit que son visage était à deux doigts de lâcher, pourtant il accomplissait son boulot avec un dévouement et un sérieux qui méritaient le respect. D'un seul mouvement sec et vif il avait arraché des mains de Caterpillar le ticket doré qu'il avait agité devant le pif de ce travailleur de la SNCW. Il le considéra du regard, l'observa en détail et on aurait presque pu s'imaginer qu'il allait le goûter pour vérifier la véracité de ce ticket doré, chose qu'il ne fit pas bien entendu. Dommage, il était pourtant intéressant et appétissant ce ticket avec ses fines effluves chocolatées. Enfin bref, l'homme desserra enfin les dents pour parler de nouveau gardant son ton monocorde utilisé précédemment pour délivrer une réponse dénuée de toute réelle émotion ou sens de l'humour ce qui provoqua un mini facepalm chez Caterpillar qui se pinça la base du nez pour s’immuniser contre la connerie de ce *gai luron* avant de ponctuer ses paroles d'un petit commentaire de son cru tout en faisant la moue.

"L'humour et vous ça fait deux hein? Ah si seulement j'avais le temps de vous instruire aujourd'hui, malheureusement je suis assez pressé" lâcha-t-il en même temps que son ventre ne se mit à crier famine de façon terriblement violente

Caressant son petit bidon grommelant et pouffant d'impatience, il leva un doigt dans les airs se préparant à continuer sa tirade mais l'ouvrier était déjà repartit, le snobant complètement et allant au niveau de ce mystérieux train. Il avait blagué tout à l'heure en parlant de ce gus et de son train, mais à la vue de son comportement actuel, des réactions presque humaines de l'ouvrage mécanique et des caresse qu'il venait de faire sur ce fer bleuté il commençait à se dire qu'il avait tapé pas loin de la réalité. Minute, bleuté?! Oh shi.....avait il été aveugle pour ne pas voir ce très léger bleu nuit des plus délectable qui recouvrait la machinerie qu'il observait? Tout d'un coup il trouvait que cet engin avait un tout nouveau charme désuet des plus délectable. Il en jetait quoi. Oui dès qu'il y a du bleu Caterpillar change d'avis comme de chemise, c'est la vie. Enfin SA vie. Pour en revenir à la scène, Caterpillar s'était rapproché en silence de l'homme mystère en noir pour essayer de piger quelque chose à son manège. Il murmurait des trucs à peine audible pour les pauvres oreilles de la chenille qui l'avait pourtant tendue droit dans sa direction. Toujours fut il que notre héros sursauta et lâcha un petit cris suraigu quand les portes se fermèrent violemment à proximité de lui. C'est à peine s'il avait entendu le bruit à vous scier les tympans qui avait accompagné cette intervention surnaturelle. Les yeux exorbités, une main hésitante, il toucha du bout des doigts la porte la plus proche, franchement pas rassuré. Sa lèvre inférieure repliée sur elle même, un regard dubitatif s'installant sur son visage alors qu'il ne se mit à jeter un petit coup d'oeil du côté de la seule autre entité vivante dans les parages, il se mit à tapoter la porte du dos de son index...Pas de réaction, même pas un vulgaire petit son et pourtant il avait collé son oreille contre la porte le bougre. Tout cela attisait sa curiosité naturelle, comment faisait-il? Comment provoquait il ces réactions chez ce train? Pensif, se reposant d'une main sur sa canne et apposant un doigt interrogateur sur sa bouche, il fixa quelques instant le cheval vapeur bien pensif. Puis, regardant à droite et à gauche, il rapprocha son visage de la porte se mettant à murmurer.

"Euh.......Bonjour?" dit il avant de plisser les yeux

Pas de réaction. C'était d'un décourageant. Et puis Caterpillar commençait à être un peu vexé par ces échecs à répétition. Il serrait les dents, abandonnant l'idée de faire comme ce Men In Black et observant le train dans son intégralité. Cette chose avait du panache ça c'est sûr, et elle devait être relativement récente vu qu'elle était absente de ses souvenirs. Dire qu'il avait récupéré ce ticket au marché noir juste parce qu'il était joli et qu'il brillait....jamais il n'aurait imaginer l'utiliser pour de vrai. Baillant, rêvassant, admirant cet ouvrage, il laissa s'échapper une seule réplique d'entre ses lèvres en considérant des yeux ce train bleu nuit.

"You sexy little thing."

Peu après les portes se rouvrirent, faisant sursauter à nouveau mister Caterpillar. Peu après, l'inconnu revint converser avec lui et franchement, quelque chose sentait le pâté. Était-ce son léger changement de ton? L'erzaste de rape face se dessinant à travers son expression neutre qu'il tentait de maintenir? Ou le fait qu'on lui proposait la première classe sans casquer un centime? Non parce que sans rire, ce type de ton mielleux qu'il venait d'entendre n'était utilisé que par les vendeurs de voiture d'occase ou les vieux pervers qui voulaient vous traîner dans la camionnette blanche et dans les deux cas on avait mal au cul en ressortant. Cependant la perspective de pouvoir fumer un petit coup dans un train non fumeur était assez attirante, et puis seule la première classe, le top du top, était digne de lui après tout. Il n'était pas n'importe qui quand même. Souriant, Caterpillar lui répondit simplement, plaçant un des précieux champi entre les doigts de l'homme en remerciement.

"Deal" dit-il d'un air amusé alors que son collègue ne prit place sur le train

A peine eut il le temps de s'approcher de l'une des entrées que l'inconnu, se présentant sous le nom d'Oswald, se mit à parler de nouveau. Il enchaîna les questions, les interrogations, semblant moins coincé qu'auparavant. Caterpillar se mit à rigoler, franchement, partant dans un fou rire dément et manquant de très peu de défaillir se retrouvant à genoux à cause du manque d'air. Il eu du mal à reprendre ses esprit, et quand il réussit, il s'exprima d'une voix éclatante.

"Avec un peu de boisson et de quoi m'éclaircir les idées à ma façon je parlerais autant que vous le voudrez mon enfant, j'ai justement quelques petites histoires en réserve pour les petits curieux. Je suis Caterpillar, la chenille, le plus ancien puits de science de ce monde. Par le plus heureux des hasards il n'y aurait pas une cuisine à bord? Bah, on verra ça sur le chemin!" dit il encore hilare et manquant de replonger en voyant le conducteur baisser la tête

Ainsi il répondit positivement à l'invitation qu'on venait de lui lancer et il pénétra dans le train d'un air décidé et d'un pas joyeux. Il déposa sa canne dans un râtelier situé à proximité de l'entrée, observa quelques instants la cabine plutôt cossue avec un sourire de six pied de long aux lèvres, et prit place sur la banquette bien rembourrée la plus proche s'étalant de tout son long dessus comme une grosse larve. Sa natte dégoulinant sur le sol et venant chatouiller les champis du panier, il observait le plafond en silence tout en réhaussant son monocle. Les jambes croisées il resta là quelques instants avant de se relever soudainement sous l'impulsion d'un éternuement des plus gargantuesque qui manqua de très peu de lui faire se manger en pleine poire une barre de fer utilisée pour maintenir en l'air les bagages des passager. Et oui il était agité et très bruyant le gars, en partie à cause de la forte anticipation que ressentait son palais à l'heure actuelle mais aussi car il appréciait l'atmosphère de cet endroit. Il avait un bon feeling, dansait un peu sur place alors qu'il ne se mettait à nouveau debout sur ses deux jambes, se retrouvant nez à nez avec un visage familier.

"Oh rebonjour vous."

Il se rassit de façon plus conventionnelle, une expression malicieuse s'inscrivant sur son visage alors qu'il ne porta sa main à sa bouche se léchant l'extrémité de l'index. Il fit craquer ses articulation tout en fixant Oswald, joignant ses mains et les plaçant sous son menton. Il s'éclaircit la voix, prenant une dernière fois la parole.

"Bon, alors par où est donc cette première classe Monsieur Oswald? Nous pourrons discuter sur place sans aucun doute. Ah et cette cuisine?"
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Une chenille bleue, qui rampait dans l'herbe. Je l'attrape par la... [PV Cater]

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