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 Death preying [PV: Jolie Dolly]

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The Big Bad Wolf
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MessageSujet: Death preying [PV: Jolie Dolly]   Mar 26 Juin - 10:40


La lune était déjà bien haut dans le ciel quand les buissons se mirent à bouger sous un vent qui provenait vraisemblablement du nord. Sa lueur métallique se reflétait sur toutes les feuilles des arbres, qui semblaient vivre sous l’impulsion de la lumière lunaire. Ces arbres, ceux du Holly Wood, étaient des arbres facétieux, mais également très équitables. La modification constante de la forêt ne donnait aucun avantage à personne. C’était le meilleur qui gagnait, c’est tout. Il n’y avait pas de préparations. Il n’y avait pas de tactique ou de stratégie. Il n’y avait que la proie et son prédateur. Ce soir-là, vêtu de vêtements élimés et sombre, un homme se tenait prêt, accroupi. Nous disons homme, mais ses yeux fixés sur l’horizon sont plus près de ceux d’une bête à l’affût que ceux d’un chasseur avisé. Lance à la main, la hampe de frêne collée contre sa hanche, le prédateur observe sans un bruit, sans un mouvement. Il sait que la proie est là. Il le sent dans l’air. Il le ressent dans la terre, les pas d’un quadrupède caractéristique. La tension qui s’empare de tous ses muscles, sans même qu’il ne bouge, témoigne d’une longue expérience. Il a déjà chassé bien des gibiers. Bien que celui-ci ne soit pas aussi intelligent que les bipèdes qu’il attrapait parfois près de sa tanière, il méritait attention et effort. Après tout, dans la forme fragile d’un bipède, le chasseur ne pouvait courir aussi vite.

C’est alors qu’il le vit. Traversant le bosquet d’épinettes qui bordait la cachette du prédateur, un grand cerf avançait, nullement conscient du danger qui le guettait. Inspirant silencieusement une longue bouffée d’air frais de la forêt, aux odeurs de sapins et de pommes de pins, il se releva dans l’absence de bruit le plus complet. Il tendit son bras armé, visa directement vers le coup de la victime en devenir et s’élança. Son bras ploya sous l’effort, ses muscles se tendant jusqu’à ce qu’il arrive au bout de sa motion, et la lance fut projetée avec une force presque inhumaine. Cependant, alors qu’il lançait, un craquement lointain avait alarmé la bestiole et elle avait bougée au dernier instant. La lance se ficha profondément dans son flanc, se frayant un chemin entre les côtes, mais manqua les organes vitaux qu’avait visés son attaquant. Il jura en se mettant à courir vers la bête, qui elle se sauva à toutes jambes, laissant une traînée carmin derrière elle. Courant à toute vitesse derrière sa proie, le chasseur se mouvait à travers les arbres avec la vélocité et la grâce indolente d’un loup, ses pas semblant à peine fouler le sol. Après une longue course d’une vingtaine de minutes, il retrouva le cerf près d’une énorme cascade, couché sur le côté, à bout de souffle et de force, le sang bouillonnant toujours de sa plaie, mais à un rythme sensiblement plus lent. Il tira sur sa lance et la ressortit du flanc de la pauvre bête. Le cri de douleur du cerf, si faible et pathétique, poussa le jeune homme à achever la bête au plus vite, pour lui épargner trop de souffrances. L’agonie du cerf fut donc parachevée très vite.

La bête morte et le rôle de chasseur rejeté de ses épaules, Fenrir prit une grande respiration. Quand la chasse le nécessitait, son côté plus loup reprenait du terrain et il ne se considérait plus vraiment comme un humain. C’est pourquoi il n’avait aucun mal ou remords à tuer des Wonderlandiens. Il était le Grand Méchant Loup. Rien ne l’empêchait de manger ce qu’il désirait. Cette fois, la chasse avait été plus difficile car, il l’avait fait en forme humaine. Si, habituellement, il laissait la place au grand loup gris en lui, cette fois, il ne l’avait pas fait pour pouvoir ramener la bête à la tanière. S’il avait été la bête, il l’aurait tout simplement dévoré sur place. Il entreprit alors de dépecer sa prise. Il l’avait déjà ouvert et vidé de ses entrailles quand il entendit un léger froissement derrière lui. Ce bruit ne pouvait avoir été causé par le vent, puisqu’il aurait été couvert par le bruit de la chute. Il se releva, les mains couleur carmin et déclara à voix haute, sans avoir l’air de se formaliser.

-Je sais que tu es là. Sors de là.

Il n’avait pas vraiment cure de qu’est-ce que faisait la personne dans sa forêt. Mais, il n’appréciait guère que l’on observe. La possibilité que ce soit un chasseur lui était complètement égale. Sa confiance en lui prévenait n’importe quel peur ou prudence spéciale. Les cris de la cascade continuaient de se faire entendre, comme si des moribonds chantaient pour le chasseur de la forêt. Il prit sa lance et la planta dans le sol. Ce bruit provenait peut-être de la même source qui avait failli lui faire manquer sa proie. Il avait bien hâte de voir quel en était la provenance.
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Jolie Dolly
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MessageSujet: Re: Death preying [PV: Jolie Dolly]   Ven 29 Juin - 18:34



Jolie... Haut perchée dans sa tour, elle se laissait durement bercer par l'ennui. Un ennui qui devenait dangereux, si bien qu'elle désirait retrouver sa folie. Folie du plaisir, folie de l'amusement. Un étrange sourire s'était dessiné sur ses délicates lèvres, quel était le spectacle voyait-elle? Elle se leva de son siège où elle y était si paresseusement assise. Ses grandes jambes transportaient son corps, alors que l’œil inerte, n'admirait qu'un spectacle qui était sien. Elle quitta donc les frontières de son cirque, la tête bien haute, le regard bien droit et cet énigmatique sourire au visage...

Des images se formaient et se déformaient dans son esprit. L'esprit divaguait et quittait pour un autre monde. Un monde qui ne connaissait qu'un seul maître que le maître lui-même. Mais celui-ci avait-il réellement le contrôle? Elle s'arrêta net. Ses pas cessèrent et les sons lui revinrent. Elle entendait à présent. Elle voyait le monde où elle circulait. Elle se retrouva face à elle-même. Elle leva une main délicate aux doigts longs et fins, sa main se posa délicatement sur le visage de son maître. Elle s'observa longtemps, comme pour s'assurer que c'était bien elle, elle la détentrice de ce corps. Vêtue de blanc uniquement, on aurait pu croire à un ange au beau milieu des fous. Mais le noir de sa chevelure semblait trahir cette douce image, créant un doute. Sa robe, bien que courte, dévoilait des jambes effilées ne faisant qu'allonger cette silhouette. Blanche, blanche de pureté est sa tenue, blanche et dentelle, telle une poupée. Elle plongea dans ce regard de miel tels deux auréoles dans un puis.

Un vent vient caresser son visage, elle releva la tête et prit une grande respiration, oubliant la contemplation de son reflet. Une odeur lui parvenait de bien loin... de l'herbe folle, des conifères... était-ce là un signe que ce monde étrange lui envoyait? Y découvrirait-elle du plaisir en cet endroit? D'un pas ferme, elle quitta l'endroit où elle se trouvait, bien qu'elle ne remarqua pas l'endroit où elle s'était arrêtée, puis se dirigea vers cette forêt qu'elle n'avait pas encore rencontrée. Elle se promenait sans porter attention au temps qu'elle perdait ni même l'heure qu'il était. Elle quitta la ville alors que le soleil se couchait déjà...

Bien haut fut la maîtresse de la nuit, lorsque la poupée pénétra dans les ombres des arbres... elle se promena, fredonnant un air qui lui passa par la tête, caressant un tronc ici et là. Elle s'avançait cherchant ce qu'elle pourrait y trouver comme amusement, comme divertissement. Les branches tiraient sur la tenue de la lady, la toile se déchirait , la dentelle se fripait. Les lambeaux de tissus de créaient ça et là sur sa tenue, mais est-ce que cela lui importait? Elle vit alors deux masses de créer non loin. Telle une gamine, elle s’accroupit, les bras retenant ses jambes. Elle s'avança à quatre pattes, poussée par curiosité. Elle regardait, elle voyait le prédateur et le chasseur. Elle voulu ne s'approcher que légèrement, que ne voir qu'un d'un peu plus près... une branche sous la main, une toute petite et frêle brèche de bois suffit. Un bruit sourd, mais un bruit suffisant qui fit détourner l'attention de la proie. Le chasseur furieux ne voulait voir son appât quitter de sitôt. Elle le regarda foncer à l'allure d'un fauve, il semblait si rapide qu'on l'aurait cru voler, comme s'il flottait dans l'air. Le regard brillant, elle voyait cette créature dans son état naturel. Oui, elle avait visé juste; c'était ici qu'elle devait se trouver. Le souffle coupé devant la splendeur de se spectacle, elle le suivit silencieusement. Tout semblait bien aller. Elle grimpa agilement à un arbre. Agilité qui lui provenait du passé, mais dont elle ne connaissait l'existence.

Glace, dure et froide avait été la voix qui s'était adressé à elle. Alors? N'avait-elle pas été silencieuse? Ou peut-être possédait-il d'autres talents qui lui avait permit de l'entendre? Telle une gamine qui se fait gronder elle se mordit la lèvre inférieure, hésitante à montrer le bout de son nez. Après quelques instants d'hésitations elle se laissa tombé avec grâce. Elle ressemblait à une fauve, la tenue détruite, les cheveux éméchées. Un véritable chaos. Elle s’avança d'un pas. Puis deux. Idiote, maladroite. Elle trébucha sur une des racines qui se trouvait soudainement là.... On dit que les arbres ici se déplace de leur propres volontés...

Tel un pantin dont un fil fut cassé. Elle figea. On aurait presque cru voir des fils inexistants la soutenir. Elle se releva machinalement, de façon peu humaine. Robot? Marionnette? Non, poupée. D'un pas presque félin, elle s'approcha de la créature. Elle le détaillait du regard, elle regardait l'écarlate sur les mains, elle regardait la créature gisant sur le sol, inerte. Elle semblait indifférente au sang, car non... Jolie est une perle à regarder... mais peut être si sombre à la fois... Elle demeura muette, un bon instant, comme si elle voulait le voir sous tout les aspects, se souvenir de sa personne en entier, comme si elle l'étudiait. Puis son regard changea. Comme si elle décrochait... doucement elle s'approcha à nouveau, près de la carcasse, puis regarda la cascade qui gémissait, ses yeux brillant de fascination. Les plaintes ne l'effrayaient pas, ils l'amusait, lui plaisait, comme une douce mélodie. Sans même le regarder, ses lèvres rosées s'entrouvrirent, laissant un mince filet de vapeur s'évaporer dans l'air de cette nuit fraîche.

« Efficacement rapide pour un chasseur...Tout mes compliments...»

Puis un petit sourire s'était dessiné, innocent et doux...
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MessageSujet: Re: Death preying [PV: Jolie Dolly]   Lun 9 Juil - 7:36

La présence qu’il entendait dans les buissons, qu’il sentait dans l’air et qu’il ressentait dans l’étrangeté de son aura. Elle ne faisait pas partie de l’environnement et la forêt la rejetait. C’était probablement cet inconnu qui avait causé le bruit qui avait fait fuir la proie du chasseur, du grand méchant loup. La forêt n’avait pas aimée l’intrusion sur ses terres et avait fait son possible pour déranger ses plans. Fenrir, à l’inverse, avait pris l’habitude des bois, qui acceptait sa chasse tant qu’elle demeurait dans l’esprit de la Chasse. Les arbres le dérangeaient malgré tout de temps à autre, mais il savait accepter l’obstruction, car c’était une partie de la relation symbiotique entre sa meute et leur environnement direct. Bref, ses sens affûtés lui criaient que l’intrus était dans un arbre surplombant la scène. Il ne savait pas trop ce qu’il ferait avec celui-ci, ne désirant pas se départir de sa proie si ardemment chassé. Était-ce un braconnier? Un tueur de loup, quelque chose dont il avait entendu parler récemment aux abords de la forêt? Ou était-ce simplement quelqu’un d’assez innocent ou fou à lier pour pénétrer la forêt seul? La petite hésitation, l’attente de quelques secondes qui sembla si longue au jeune homme sur ses gardes, se termina enfin quand il entendit le bruissement des feuilles dans l’arbre qu’il avait désigné comme le refuge de la personne inconnue. Il fixa la végétation d’où allait sortir son nouvel interlocuteur, ses mains dégoulinant du sang de sa première proie, laissant plusieurs taches carmine au sol de la forêt, comme pour la nourrir. La silhouette qui se laissa tomber avec la grâce d’un félin était loin de tout ce qu’il avait pu imaginer. Il avait pensé rencontrer un autre chasseur, un homme, dans la forêt. Elle était trop discrète pour être une fille de la ville. Donc, lorsqu’il vit la jeune femme aux cheveux si clairs qu’ils avaient l’air d’être blanc, il leva un sourcil dans une expression perplexe. Son regard se focalisa instantanément sur elle et il la détailla d’un regard attentif. Son physique était relativement semblable au sien dans les grandes lignes : des cheveux pâles et la peau albâtre en témoignait. Cependant, la ressemblance s’arrêtait là. Si lui portait des vêtements sombres, légers et sans reluisance, la jeune femme qui se trouvait devant lui portait les restants déchirés d’un robe diaphane qui complimentait sa silhouette avec brio. La courte jupe permettait au jeune homme d’apercevoir les longues jambes au galbe parfait et à la peau satinée et sans défaut. Ses pieds étaient chaussés des chaussures les plus improbable pour aller en forêt, soit des chaussures plateformes. Si elle avait réussi à se rendre aussi loin sans qu’il la sente avec des chaussures plateformes, elle était vraiment pleine de surprise! Les lambeaux de sa robe laissaient entrevoir toujours un peu plus de peau, mais le regard du Grand Méchant Loup s’en défie aisément, remontant jusqu’aux yeux de la jeune femme, qui semblait vibrer d’un intérêt étrange, incompréhensible pour lui.

La scène vibrante de tension était à son paroxysme apparent quand soudain, la forêt jugea amusant de briser l’échange de regards attentifs. Il vit la jeune femme faire un pas vers lui, puis deux, avant de se prendre les pieds dans la racine que le frêne facétieux avait tendu à la dernière minute. Elle chuta en avant, tombant lourdement sur le sol. Divisé en lui entre le rire d’une situation aussi ridicule et son sérieux habituel, une grimace entre le sourire moqueur et l’air neutre se dessina sur son visage. La regardant se relever machinalement, avec l’élégance d’un pantin qu’on relève par ses fils, il fut étrangement intrigué par une telle…créature. L’odeur de sang qui faisait frémir ses narines, la démarche féline de son interlocutrice, le silence entre les deux êtres; tout de la scène poussait à contempler la scène dans son ensemble. Il voyait rarement des êtres humains autres que sa sœur, son frère et leur meute. Ceux qu’il voyait étaient majoritairement transfigurés par la peur, puisqu’il était habituellement en train de les chasser en forme du Grand Méchant Loup. Il voyait alors leur reflet les plus pitoyables et méprisables. Alors la rencontre de Jolie dans les bois après la chasse était quelque chose de nouveau pour Fenrir, quelque chose à laquelle il n’avait pas de réponses toute faite, ce qui n’était pas pour lui plaire. Il préférait les situations connues de son esprit puisqu’il pouvait maîtriser sa colère intérieure avec de la préparation. Les imprévus causaient souvent des rages terribles, personnalisé dans une transformation imprévisible. Le silence continua entre les deux personnages qui se fixaient jusqu’à ce qu’un filet de vapeur s’échappe des lèvres de la jeune femme, qui le complimenta sur le résultat de sa chasse qui gisait entre eux. Le petit sourire de la maîtresse de cirque le laissa perplexe et il décida de se rabattre sur les questions qui lui venaient en tête, ignorant le compliment. Il se fichait bien de ce que pouvait penser les gens de la ville par rapport à ce dans quoi il était le meilleur, à savoir chassé.

-Que fais-tu là, femme? Tu es bien loin de chez toi, vu ton odeur.

Il ne sut pas ce qui le prit, mais en un instant, il enjamba le cadavre du cerf et vint tourner autour de Jolie. Elle sentait une odeur presque animale, comme si elle avait souvent la compagnie de bêtes sauvages. C’était une odeur plaisante en général, mais il pouvait distinguer la ville en arrière de celle-ci, et ça le dégoûtait un peu. Les humains étaient des êtres habitués à la trahison de leurs connaissances. Il ne fallait pas leur faire confiance aveuglément. Il devait protéger sa sœur et son frère de ces monstres d’orgueil. Rendu dans le dos de la jeune femme, il tendit sa main couverte de sang pour toucher sa robe blanche immaculée en couleur mais déchirée de toute part par les branches. Il toucha brièvement celle-ci, sa main laissant une empreinte sur le tissu blanc mais également sur la peau diaphane du dos de Jolie qui était exposé partiellement par les déchirures. Il pourrait savoir où elle était même si elle se sauvait, l’odeur du cerf déjà tué la poursuivant tant qu’elle ne se serait pas lavée. Une précaution de plus, au cas où. Retirant sa main et reculant un peu, il laissa ensuite échapper ce qui pourrait être pris pour un compliment, faisant référence à son étonnement quant aux chaussures qu’elle portait.

-Tu es très discrète, pour une humaine ainsi chaussée.

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Jolie Dolly
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MessageSujet: Re: Death preying [PV: Jolie Dolly]   Mar 4 Sep - 11:38

Jolie ne semblait pas même avoir aperçu ce petit sourire naître sur le visage de cet inconnu. Mais en était-ce réellement un? Ou feignait-elle ce manque d'observation? En un tel endroit si peu sûr...

Un rictus s'était dessiné sur ses lèvres. Un langage qui semblait si grossier dit ainsi. Loin de chez elle?Oui peut-être bien. Mais qu'était-ce le « chez soi »? Elle laissa un silence suspendre dans l'air alors que cet homme, telle une bête vint tourner autour d'elle. Mais elle ne bougea pas. C'était le genre de comportement auquel elle était familière. Comment expliquer que son chez soi se trouvait là où était l'amusement? Elle continuait de regarder droit devant elle. Le spectacle qui se dressait devant elle la fascinait. Le son qui provenait de cet endroit, la beauté de l'environnement, une main sur son dos, un liquide chaud... Son regard livide redevint vivant. La poupée redescendait sur terre. Ce simple geste suffit pour la sortir de sa brève rêverie. Chaussée? Elle baissa le regard, comme si elle se regardait pour la toute première fois. À nouveau, un sourire naquit sur ses lèvres.

« Chaussée ou pas, il n'y a pas de différence... Ce n'est qu'une question d’instinct.. Je crois. »

Elle répondit si simplement. Si naïvement que l'on aurait pu croire cette phrase sorti de la bouche d'un enfant. Elle s'accroupit alors, retirant les chaussures qu'elle portait se retrouvant du coup, nu pied. Elle sentit la fraîcheur du sol contre la chaleur de sa peau. Elle ferma les yeux profitant de ce mélange de sensation. Elle baissa à nouveau son regard, regardant ce que son reflet lui offrait. Elle replaça d'une main presque maladroite une mèche qui se tortillait sur son front, omettant tout le reste de sa coiffure devenue sauvage. Elle se retourna enfin, faisant face à cet homme qui se dressait devant elle. Elle l'observait à nouveau. Cette peau d'albâtre, une chevelure blonde comme les blés et ce regard dur, froid comme de l'acier, mais qui ne faisait pas craindre cette dame pour autant. Elle restait silencieuse, laissant les cris de l'agonie remplir l'air d'une certaine mélodie. Que ferait-il? Oserait-il l'attaquer alors qu'elle ne posait pas le moindre geste brusque ou encore violent? Tout deux semblaient figés dans ce silence. Seuls les filets de vapeurs qui s'échappaient de leurs voies rappelaient qu'ils étaient tout les deux vivants. Elle baissa le regard vers la bête fraîchement achevée qui continuait de s'agiter sous l'effet des nerfs qui se relâchaient. La marre de sang autour s'étirait jusqu'à la cascade comme si elle tentait de fuir cette situation. La carcasse risquerait d'attirer d'autres bêtes affamées des alentours. Elle n'osa toutefois pas l'affronter, puisqu'elle ne comptait pas faire de cet inconnu un ennemi. La poupée désirait en savoir plus sur lui, savoir qui il était et d'où il venait. Une aura mystérieuse semblait planer autour de cet homme et Dolly ne pouvait empêcher la curiosité prendre le dessus. Décidément, elle avait bien choisit de se rendre dans les bois d'Holly Wood. Qui aurait pu croire que c'était ce genre de surprises qui attendait les visiteurs d'endroits si reculés et si craints? Étrange, étrange petite poupée. Curieuse, elle ne craint pas les avertissements, folle de l'ennui, elle fera tout, jusqu'à frôler le danger pour retrouver son meilleur ami l'amusement.

Son regard était étrangement doux. Qui aurait cru que cette dame du cirque était également une gamine à l'intérieure d'elle? Une boîte à surprise, voilà ce qu'elle était. Instabilité et changeante seraient deux qualificatifs pour décrire cette lady. Elle s'avança vers l’inconnu puis elle le contourna à son tour, tournoyant autour de lui, comme si elle tentait de le cerner, de le découvrir. Les lambeaux de sa tenue déconfite virevoltaient autour d'elle à ses moindres pas. Elle observait la rigidité de ce corps, cette musculation presque animale qui était certes imposante, de même que la hauteur de cet homme, bien que la dame soit aussi grande pour une femme dite normale.

L'éclairage de la lune rendait la pâleur de ses deux être encore plus blanche, tout deux semblaient irréel en cet endroit. Il n'y avait que l'odeur du sang et la mélodie de l'agonie qui rappelait que tout ce qui se passait autour d'eux était bien réel... Du moins, le plus réel qu'il se pouvait.
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Death preying [PV: Jolie Dolly]

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