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 Kanzan Koutaishi, Ouji des temps perdus [terminée]

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MessageSujet: Kanzan Koutaishi, Ouji des temps perdus [terminée]   Sam 9 Avr - 6:12






Koushaku Kanzan



Je suis timide , mais ne vous inquiétez donc pas, je suis aimable et aimant ~





Le Bouche à Oreille



      Nom : Koushaku
      Prénom : Kanzan
      Âge : En apparence, j'ai à peine 21 ans, mais il s'agit d'un leurre ; je suis dans ce monde depuis bien plus longtemps.
      Date de naissance : 25 août 1983
      Orientation Sexuelle : Euh...Euh...Indé...cise.
      Groupe : Celui des princes...Mais l'on va dire Delirium.
      Emploi : Prince ! Et Mort.
      Mot le plus employé : Quel beau soleil !
      Rêve : Pouvoir vieillir, savourer la vie, être aimer, et mourir.
      Arme & Pouvoir : Je n'ai pas d'arme, sauf si votre définition d'arme signifie "ombrelle", dans ce cas, je suis classé au rang de tueur. Sinon, étant issu d'une lignée royale, je me vois entouré de gardes du corps.
      Mon pouvoir se trouve être le contrôle de l'atome, voyez-vous ? Si je n'étais pas de constitution fragile, je pourrais pulvériser des gens. Malgré tout, je suis dans l'incapacité de faire ce genre de "tueries". Et puis, j'ai toujours haï la violence...Sinon, je me sers de ce pouvoir pour ne pas vieillir ou mourir ; j'ai très peur de la Mort...Cela explique donc mon expérience de la vie et le fait que mon visage ne possède aucune imperfection ou cicatrice, ou bien peut-être qu'abriter la Mort en mon sein, en est aussi la cause...





Je ne t'aurais jamais imaginé ainsi !




      La neige…Sous ce soleil glacial, dans cet univers immaculé…Douce beauté de mon monde recouvert par ta bienveillance et ton silence. Magnifique allégorie de ce que j’ai tant cherché. Amour interdit, innocence divine. Tu es ces deux choses et tant d’autres. J’aimerai pouvoir te recueillir dans mes mains d’albâtre, j’aimerai pouvoir toucher tes lèvres bleues. Ton image même m’attriste, ta vue me calme, et en même temps, me fait souffrir…Neige. Tu recouvres le paysage de mon cœur, de mon âme, sans pitié, sans violence. Neige. Tu ouvres mes yeux sur ton jardin divin, me montrant ce que je veux me cacher. La Vie. L’Amour. La souffrance de perdre un être cher…

      Tu ressembles tant à mon reflet. Tant à cet enfant aux larmes refoulées, au regard fier. Neige, de tes cheveux blancs tu illumines ma nuit d’étoiles étincelantes aux reflets bleutés. Neige, de ton visage androgyne, tu fixes l’horizon, attendant un mirage, un rêve inespéré. Neige, ton corps si fin, fragile dans la lumière de la lune, il semble prêt à se casser, habillé de brocards et d’or. Neige, tes yeux si majestueux, accentuant ton petit sourire arrogant, ils se teintent de ses couleurs tant aimées. Neige, tu es cet enfant que je veux tant et plus effacé de mon âme…

      Désormais, je te tourne le dos, je ne veux plus me rappeler ton visage d’homme à l’ego démesuré. Non, je ne veux plus que ce miroir affiche mes souvenirs douloureux…Alors s’il te plaît, Neige de mon cœur, balaye de ta brise glacée mes douleurs refoulées. Et tu te dresses, face à moi, offensée, colérique, jouant de tes mots pour me faire souffrir. Oui, je te dénie, oui, je te ferme les portes de mon jardin blanchi par tes larmes, et je n’ai aucun regret…

      Miroir brisé. Je fixe dans le lac glacé, sous mon ombrelle couleur du ciel, mon reflet de cette belle journée ensoleillée. Des cheveux blancs aux reflets bleutés cascadent sur la dureté du lac de mon esprit, ils ondulent, ils dansent et chantent la mélopée de l’hiver ; celui de mon sommeil éternel, celui de mon espoir disparu…Ils sont là, criant en silence une pitié qui ne viendra jamais, une main tendue. Arrêtez, arrêtez de vous plier de douleur ! Je connais cette sensation, je la ressens chaque jour qui passe, pour l’éternité.

      Mon visage androgyne, l’ai-je un seul jour aimé ? Des joues blanches, des lèvres bleues et un petit nez, j’ai tout d’une fille et pourtant je suis un homme…Etrange, est-ce là ce qui fait d’un prince un prince ? Être beau, est-ce réellement un avantage ? Je possède la beauté de l’hiver, celle endormie, paresseuse et innocente. J'embrouille les sens, sans m’en rendre compte, sans le vouloir.

      Je fixe le ciel dégagé, illuminé par un soleil fatigué, terni par toutes ses années à m’éclairer sans recevoir ne serait-ce qu’un sourire. Je suis désolé, astre du jour, de ne pouvoir te combler…Mais les sourires, je ne veux plus en adresser, depuis la disparition de mon cœur, anéanti par son départ, par ses mots tortueux, par la douce neige de mon âme. Je tends ma main vers mon astre glacé, laissant mes ongles tant de fois décorés de bleu et de blanc, s’illuminer de ta délicate lumière. J’aimerai t’attraper, joli soleil, pour pouvoir te libérer dans un endroit qui appréciera ta joie et ta danse.

      J’ouvre mes paupières, dévoilant mes yeux en amande et leur couleur. Rouge. Bleu. Vert. Noir. Gris. Arc en ciel de ma vie, toute une histoire dans ce regard. Mes pupilles se cachant sous des tonnes de couleurs, intimidées par la vie habitant dans mes yeux, celle que j’ai scellée dans les ténèbres blanchies de mon cœur…J’illumine d’un regard attristé une pièce. Je détruis de par cet arc-en-ciel toute notion d’existence. Pourtant, je ne l’ai jamais souhaité…

      Prince de mes nuits, prestance inégalée, je me promène silencieusement dans ce jardin qui est le mien. Douceur et volupté, dans cette belle soirée, un joli crépuscule dans la main, l’aurore s’endormant dans mes doigts fins, je fixe ce sol étincelant. Habillé de kimonos, de costumes et d’ornements, de casques et de brocards, je me pavane tel un paon, sans crier garde, et sans joie du moment. Me montrer, me faire voir, quel intérêt ? Je ne me plains guère de mon statut, mais je ne m’en vante pas non plus…

      Prince de l’hiver. Souvenir éphémère. Prince disparu. Univers vaincu.


      Kanzan, mon très cher prince de l’hiver, dans mes implacables serres, tu fixes ma glace brisé, en recherche de ta douce vérité. Kanzan, si seulement ta beauté froide pouvait un jour se briser, afin de te laisser vivre dans notre liberté. Délicat infini des saisons, tu t’endors le printemps, et paraît entouré de neiges et d’étoiles. Comme tu as l’air seul, Kanzan, face à moi, face à ton reflet douceâtre…

      Je suis l’Hiver de ton cœur, celui de ton malheur. Je suis celui qui te connaît le mieux, Prince. Je ne veux que ton bonheur, voir ton visage doucereux. Mais en même temps, je veux te voir pâlir, plus que désormais, entre mes griffes implacables, serres glacées par ta froideur, par ta fraîcheur, par ton infini splendeur qui hurle bonté, volupté et beauté. Kanzan, je veux t’écouter, t’entendre et en même temps, j’aimerai tant te voir mort…Est-ce si mal de te vouloir à moi seul ?

      Je te connais par cœur, mais tu me restes malgré tout inconnu. Pourquoi, pourquoi ne puis-je obtenir la clé de ton infortune, de ta confiance pour déceler ce secret inavoué et tranchant comme l’acier caché sous ton air mélancolique et froid ? Ce petit sourire si énigmatique, ce mystère et ce charisme renforçant l’impression d’avoir à faire à mon propre reflet…Pourquoi ne puis-je le comprendre ? J’ai peur Kanzan, peur de te perdre, que tu te détournes de ta propre nature, de moi, Hiver de ton cœur…

      Tu me tournes le dos, caressant les sublimes fleurs composant ton beau jardin. Quelles sont belles, parées de bleues et de blancs, s’imaginant te ressembler, se comparant à ta beauté hivernale…Mais non, mon amour, non, elles ne pourront jamais te comprendre, malgré l’amour qu’elles te rendent, malgré ta tendresse inexplicable que tu leur offre, à elles, et tous ces affreux humains…

      Aimer, aimer, toujours aimer ! Tu veux pouvoir apporter ce que tu n’as reçu, Kanzan, offrir ta généreuse bonté envers ces gens, accepter leur requête, du mieux que tu peux, jusqu’à t’ôter la vie…Prince de mon hiver, douceur voilée, souvenir inavouable. Je ne comprendrais cette certaine idiotie mélangée à cette immense sagesse qui ne t’a jamais quitté. Tes mots ont toujours sonnés juste, jamais tu ne t’es trompé une seule fois, non jamais, même me concernant…

      Si seulement elle ne t’avait pas quitté, si seulement le regret ne te tenaillait pas, peut-être te laisserais-tu mourir, après tout, ne crois-tu pas, prince ? Prestance inégalée, mélancolie inavouée. Tu caches si bien ton jeu, ta gêne et ta vraie nature sous tes airs princiers. Tu es gentil, aimable, peut-être même parfait ? Sans cette nostalgie qui te ronge, ce cancer qu’est l’amour blessé, la naissance de la véritable tendresse innocente crevée…Tu serais certainement parfait, toi, l’éternel mortel à la beauté sans rides ni cicatrices. Bientôt, j’espère que tu t’éteindras, pour venir me rejoindre, moi, Hiver de ton cœur, et ne plus fixer cette silhouette humaine emportée par le vent et la destruction de tes sentiments…

      Cette magnifique aura, cette fraîcheur infinie émanant de ton corps. Tout ton être ressemble à un ange endormi, à un enfant gêné par la nature humaine, intouchable, inchangeable dans sa coquille de souvenirs heureux et de paysages sans fonds. Kanzan, l’on pourrait te dire que l’on t’aime, que tu pleurerais, tu verserais des larmes de souffrance pour ce pauvre être, car tu as peur, oui, tu as peur d’aimer, à cause d’elle…Elle et sa mentalité. Elle, dont tu ne veux même pas voir la vraie nature, Kanzan. Je la hais, pour ce qu’elle t’a fait, pour tout ce que tu as ressenti et ressent encore pour cette mégère.

      Alors, mon Prince. Toi qui de ta prestance et de ton charisme, de ton visage impassible et de tes étranges yeux fait chavirer l’être humain. Toi aux ailes immaculées, brandissant le papillon printanier allant revigorer notre douce terre glacée. Toi, oui, Toi, prince de cette contrée, entouré de tes gens, de toutes ses personnes se dévouant corps et âmes pour tes beaux yeux, pourquoi ne puis-je me délier de cette apparence, de ce mystère et de ces lèvres énigmatiques ? Dis-moi, Kanzan, dis-moi pourquoi j’ai tant besoin que mon Prince hivernal me fasse entendre sa voix, me fasse sentir sa peau, son odeur et ses sentiments pour que je puisse enfin me libérer de ton emprise…Kanzan, dis-moi pourquoi !


      Je ne sais pas, Hiver voilé. Magnificence rêvée. Conte désenchanté. Quel beau soleil embrumé...





Aller, joues avec moi ~




      Je suis né un hiver, de ceux rudes et cruels, arrachant la vie des gens d’en bas, de ceux fermant leurs paupières pour rêver de leur monde inespéré, inavoué, d’une utopie si colorée au contraire de mon doux hiver…
      Je suis né dans cette famille issue de la royauté, de ces temps immémoriaux où la maladie, la tristesse et la violence s’unifiaient pour faire de notre monde l’Enfer même vivant sous nos pieds. Il n’y avait plus de différences, non, que le démon soit un fils, ou que le fils soit un démon, aucune clémence, aucun pardon. L’on voulu me tuer, pour ces yeux multicolores, pour mes cheveux d’un blanc immaculé. Mon père n’en fit rien ; n’étais-je pas le seul et unique ? L’enfant prodigue ? La descendance tant attendue ? Le seul fils de la lignée ? De ce père que je hais tant, j’ai reçu la vie. Oui, ce fut sa seule bonne action à mon égard. Roi de tout un pays, parrain de toute une hiérarchie, et malgré votre rang, vous n’avez jamais su remplir le rôle de père, Votre Majesté…Non, jamais.

      A cinq ans à peine, voilà que dans un jour d’été clément, dans une brise légère et joyeuse, le fameux roi et dieu du grand continent, se voit vieillir, et mourir. Funérailles, pleurs, sanglots, et un fils aux yeux secs s’amusant à compter les papillons voletant au-dessus du cercueil en bois. « Embrassez une dernière fois votre père, Prince ». « Non ». D’un mouvement de tête, de cet air écœuré et joyeux, je laisse derrière moi, à de cette famille sournoise, cette impression d’arrogance et de narcissisme non feints. J’avais l’étoffe d’un prince, le caractère d’un prince, la beauté d’un prince, et je ne m’en plaignais point.

      « Vous devez monter sur le trône, Sire ». « Non ». De mon regard cruel, ennuyé de tant de cérémonies, je fixais d’un air amusé ces hommes et femmes aux airs nobles, à la laideur indescriptible, me renvoyant cette impression de haine et de colère qui ne peut que s’écraser contre le mur de la fidélité. Nobles, obèses et laiderons, vous me devez allégeance, sinon je calmerais ma fureur de vos cris et de votre mort. Qu’il en soit ainsi, le Prince a parlé, voyez votre futur bientôt terminé.

      Gâté, fier et noble, levant le nez bien haut devant ces hommes. Qu’ils s’inclinent devant leur roi. Quinze ans, et déjà pire que le diable. A genoux, manants ! Léchez mes bottes cirées ! Votre langue rugueuse et fourbe ne peut qu’ainsi se faire employer. Vive le Prince ! Vive le Prince ! Sinon, vous mourrez, torturer, discréditer, violer, et que sais-je encore ? Un mot de plus, mes braves, et je vous envoie aux cachots ! Silence dans la salle. Que d’ignobles insectes que voilà…

      Guerres et famines. Ah ! Voilà d’étranges problèmes. Plaît-il messire ? Un peu de vin ? Avec joie. Les paysans ? Qu’ils crèvent ces idiots, je n’en ai que faire. Oh ! Quelle belle demoiselle que voici, ses cheveux blonds, son joli minois. Votre fille, sire ? Très bien, je la prends pour épouse. Treize ans ? Et alors ? Une femme précoce ne peut qu’être encore plus belle. Monstre ? Gardes, mettez-le au cachot ! Venez très chère, je vais vous montrer votre nouvelle maison, et arrêtez de pleurer, sinon je vous viole sur le champ.

      Ne me touchez pas, marauds ! Je suis votre roi, vous me devez obéissance ! « Qu’on lui tranche la tête ! Qu’on le fasse eunuque ! » Osez poser vos doigts sur moi, et vous le regretterez, ignobles personnages ! Deux coups de couteaux bien nets. Hurlement de souffrance. Le Prince est mort ! Le Prince est mort ! Vive le Peuple ! Pauvres écervelés, un jour je reviendrais vous massacrer ♥️.

      Etrange monde que celui d’Alice. Me voilà arrivé avec le titre de prince sur le visage, des vêtements richissimes et un air arrogant dans les yeux. Quoi ?! Vous ne connaissez pas le prince Kanzan, roi de tout un continent ?! Mais qui êtes-vous pour ainsi m’avoir oublié ? Qu’on le massacre ! Où sont mes gardes royaux ? Encore en train de faire la sieste j’imagine…Où est mon palais ?! Comment ça je suis mort ? Je ne vous permets pas ! Et lâchez ce couteau, monsieur, sinon je serais obligé de vous tuer !

      Arrivé ici à la création de ce monde, je compris peu à peu ma situation, seul, affamé, sans personne pour s’occuper de moi. Quoi faire d’autre que de mourir ? Ah, je suis déjà mort…Merde alors. C’est là qu’elle est apparue. Une vieille femme aussi laide et pourrissante que la pomme qu’elle tenait entre ses mains crochues – non ce n’étais pas la sorcière de blanche-neige, en tout cas je crois. Je ne perdis pas de mon dégoût coutumier vis-à-vis des personnes qui me sont inférieures, cependant, je ne dis rien, me trouvant dans une situation propice à celle de mes anciens serfs. Je fus bien surpris d’entendre sa voix, fraîche comme la rosée, glaciale comme la neige, me faisant frissonner comme si un squelette venait de me frôler de sa main osseuse. « Je suis la Mort. Je te propose un marché, jeune prince. Ton corps, contre un rang en ce monde. » Voyez mon air horrifié disparaissant au profit de celui fourbe et victorieux. Haha ! Ils allaient voir, ces vieux paysans sales et idiots, comment je les torturerais dans un rire sadique !

      J’ai accepté. Oui, cela va faire depuis plus de mille ans que j’ai serré la main de la Mort, que j’ai fait la pire erreur de ma vie. La voilà, en mon corps, jubilant de redevenir jeune, la Faucheuse m’offrit comme dernière sensation le froid glacial du vide. Et depuis, je ne ressens ni l’herbe sous mes pieds, ni l’air dans mes poumons. Je suis mort, et insensible à la vie…Douce illusion éphémère, si belle emmitouflé dans son manteau blanc. L’hiver éternel succéda au printemps chaleureux. Mon éternelle saison, mon éternel juge…Brave hiver.

      J’ai pleuré, tant et plus de mon erreur. De toutes celles que j’ai faite jusqu’à arrivé ici. Pleurer ma souffrance, mon arrogance, mon idiotie de croire que j’étais Dieu lui-même. L’étais-je ? Non, il semble que je sois devenu une marionnette dont la Mort se délecte. Je suis son réceptacle. Elle prend les vies, dans le monde dessus, et revient les amener ici, avant de reprendre place dans mon corps…Je suis devenu immortel, inchangé telle cette statue assiégeant mon palais bleuté. Que faire, dans mon attitude désespérée ? Voilà créer des soldats, voilà que des gens me demandent allégeance pour fuir ce pays cruel. Je ne peux pas dire que je suis la Mort. Je ne peux pas dire que je suis homme. Alors, je me dis Prince. Le seul titre qui me reste, ensanglanté et pourri par mes vices.

      Dans mon nid glacé, seul et isolé, mes larmes et mes sanglots ne cessaient de couler. Je voulais revenir dans le passé, redevenir cet enfant innocent, pour mieux changer ma destinée. Mais rien à faire, non, la Mort ne me laissa pas changer mon destin.
      Alors, elle est apparut. La plus belle des créatures jamais connues. De celles aux sourires si rares et pourtant si beaux. De celles aux yeux insondables et merveilleux. Quel doux rêve aux mains délicates, me susurrant les mots que je voulais tant entendre…Fille d’un vieux roi, sœur d’une reine rouge, on me dit de la choisir pour femme. Si belle et désirable…Si innocente dans son linceul blanc. Comment lui dire ma véritable ? Comment lui murmurer que j’abrite la Mort en mon sein, mais qu’elle ne doit pas avoir peur ? Silence, manant. Profites de cet instant, et laisses-la dans le mensonge, mon doux petit ♥️.

      Je lui offris présents, gentillesses et amour, pour mieux l’adorer, pour mieux savourer ses rires et ses sourires. Je la voulais, tant et plus ! Je l’aimais, moi, corps glacé ne ressentant ni douleur ni chaleur, ni même la caresse d’une main…Cette jeune fille aux cheveux ensoleillés, m’aimait pour ce que j’étais, et non ce que je cachais. Ni un démon, ni un courroux, pas même un dieu, seulement l’homme. Elle me voyait homme. Je le pressentais. Oui, elle était mon âme sœur. J’en étais sûr, sûr et certain…

      Le lys blanc rencontra la rose rouge. Celle-ci se fanant au cours du temps, perdant de sa beauté, de sa prestance pour mieux me regarder de ses yeux ridés. « Je ne veux pas de toi, monstre ! Tu ne vieillis pas, tu ne meurs pas, comment pourrait-on t’aimer ? Je ne veux plus de toi, démon ! ». Et le temps fuit. Et l’hiver ricana. Et la Mort sourit. Ma belle s’en fût, au bras de cet ignoble mortel dont je ne connais plus le nom, me laissant là, désenchanté, le cœur brisé, éploré…

      Mon sourire disparu, à jamais. Mon teint se fit craie. Mes cheveux étincelèrent encore plus de blancheur. Si fatigué de tout cela…De la vie, de la mort. De tout, en clair. Je ne suis pas le prince charmant, je ne suis pas homme, je ne suis pas mort. Alors, qui suis-je, douceâtre noirceur éclaircie par le soleil de minuit ? Je vais te nommer Hiver, mon enfant, car tu t’y rapproches le plus, en ce moment ♥️.

      Celle que je crûs mon âme sœur implora ma présence. La voici ridée, racornie, desséchée dans son lit de mort. Je ne sais si j’ai pleuré, cela doit faire une centaine d’années…Mais je sais qu’elle me fixa dans les yeux, d’un air hagard, balbutiant ces paroles « Pourquoi, pourquoi toi, tu as le droit de vivre éternellement, et pas moi ? Ce n’est pas juste, non, pas juste ! ». Ma main voulut caresser sa joue, elle recula en gémissant d’horreur. Oui, je suis de glace ! Oui, mon corps est mort ! Mais toi, illusion grisée par le temps s’échappant de tes mains, tu seras bientôt dans le même état que moi, seulement toi, tu pourras commencer une nouvelle vie. Alors, qui est frappé par l’injustice, ma chère ? J’ai fermé les yeux, et je suis partie de cette chambre à l’air lourd, ne voulant regarder la Mort elle-même volée l’âme de cette jeune femme que j’aimais tant…Ce n’est pas juste, non, pas juste…

      Le doux Hiver endormi s’en fût dans son palais, laissant passer l’Eternité entre ses doigts fins. Le bel Hiver aidait son prochain, se voulant heureux d’être sage et aimé. L’insondable Hiver pleurait cette mort ne venant pas, restant là, connu sous le nom de Prince, connu sous le nom de Mort. Messire, vous êtes le Prince. La Mort, ayez pitié de ma pauvre vie…Le calme Hiver sourit, s’agenouilla et dit : Monsieur, je ne puis rien pour vous, car l’imposteur n’a du pouvoir que le nom. Reposes-toi, mon enfant, il est plus sage que tu recommences une nouvelle vie. Adieu, qu’il en soit ainsi…

      Ce n’est pas juste, non, pas juste…





C'est bon Arnaud, Avoues ton crime ! - Non, c'est pas moi !



      Pseudo/Prenom : Haha 8D
      Âge : 17 rides !
      Avatar : Kanzan by MaiHiwa ** Et ma cocaïne o/ ! ♥️
      Comment as-tu connu le forum : Je suis un membre =X
      Comment le trouves-tu ? : Hum, il est trop beau à mon goût Cool
      Une idée pour l'améliorer ? : Aucune
      Ta présence sur 10 : 5/10
      Quand je dis rose, quel est ta première pensée ? : Bonbon *0*
      Regardez à votre droite, que voyez-vous ? Un lit...
      Hors la loi ou policier ? : Policier **
      Manger ou Boire ? : Boire ! /PAN/
      Règlement retenu ? Si oui, donnes le code : Ploooop u_u




Dernière édition par Kanzan le Lun 18 Avr - 7:33, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Kanzan Koutaishi, Ouji des temps perdus [terminée]   Sam 9 Avr - 6:22

Yaaaaaaaay ! Bienvenue ! Ou plutôt ... rebienvenue ... *.*
De rien pour ton vava, très cher ! *-* Ca me fait plaisir 8D Et tu le vaux bien !
Bon courage pour ta fiche, j'ai hâte de voir ce que ça va donner ! (telle que je te connais, ça va être excellent ! *-*)
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MessageSujet: Re: Kanzan Koutaishi, Ouji des temps perdus [terminée]   Sam 9 Avr - 6:33

Merci merci ma cocaine d'amour \ooo/ !!
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MessageSujet: Re: Kanzan Koutaishi, Ouji des temps perdus [terminée]   Lun 18 Avr - 7:33

Terminée la fifiche \o/ ♥
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MessageSujet: Re: Kanzan Koutaishi, Ouji des temps perdus [terminée]   Lun 18 Avr - 7:34

Une superbe fiche mon blanc-neige!♥ Validé!!!
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MessageSujet: Re: Kanzan Koutaishi, Ouji des temps perdus [terminée]   Mar 3 Mai - 23:59

Bienvenue : D



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MessageSujet: Re: Kanzan Koutaishi, Ouji des temps perdus [terminée]   

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Kanzan Koutaishi, Ouji des temps perdus [terminée]

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